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Tome II.
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C IN QUIESME LIEU

dressés en chacun membre, salle ou cham-bre , selon sa capacité, et de telle sortequaucun nen touche les murailles, depeur des rats : et pour aussi pouvoir detous costés donner commodément à man-ger au bestail : par-entre lesquels estau-dis , laissera-on des chemins assés larges,pour aisément y passer et repasser. Seprendra-on aussi soigneusement garde,de bien affermir les estaudis , afin que lebestail en saggrandissant, nen face crou-ler quelque partie (comme autres-fois celamest avenu, avec perte), et quils ne scs-branlent par sa poisanteur, pour lappuides eschelles quon y met contre, allantvisiter le bestail : ains demeurent asseu-rés jusques à la fin , pour telle cause nyespargnant ne bois ne fer. Diverses sortesdeschelles se font pour ce service-, se-lon la fantasie. Aucuns accommodent àlentour des estaudis, des aix, sur les-quels lon va comme par galleries , pourpanser le bestail, faisans la ronde à len-tour : lon y monte dès la terre , par pe-tits degrés , à ce apropriés. Autres fontdes bancs hauts et longs de bois léger ,pour estre tant plus faciles à remuer, se-lon le besoin. Autres ne se servent en cestendroit que de leschelle commune. Orquelles que soyent les eschelles ou mon-tées , toutes sont bonnes ; pourveu quellesservent à ce négoce , jusques- , que sanstrop de peine, par icelles on puisse com-modément aller paistre et visiter lebestail.

Z>a graine La fin de ces provisions est la soye,' er "°' laquelle tant meilleure et plus abondanteaurés-vous , que mieux choisie en sera lagraine. Considération commune avec toutesorte densemencement, pour la diffé-rence quil y a de semence à semence. Car

que devés-vous attendre de graine bas-tarde, que soye bastarde, quelle bonnefueille que vous ayés , chacun produisantson semblable? Avec grande curiositédonques recercherons-nous la plus profi-table graine, rejettans celle dont la va-leur nous est suspecte. A la preuve con-siste la plus seure cognoissance de cestegraine,bien-quil y aie plusieurs addresses,jîour discerner la bonne davec la mau-vaise. Entre toutes les semences de ma-gniaux , dont nous ayons cognoissance ,jusques ici avons-nous tenu celle dEs-paigne, pour la meilleure , fructifianttrès - bien par toutes les provinces de ceroyaume, lon faict estât de ceste nour-riture. Celle de Calabre despuis quelquesannées, y a acquis de la réputation ; nontant pour la bonté de la soye quelle pro-duit, que pour labondance. Cela pro-vient du ploton qui est grand, au res-pect de celui dEspaigne. Etencores queles deux soyent durs, signe certain da-bondance de matière, et quà telle rai-son lun soit à préférer à lautre : la qua-lité lemportant, la graine dEspaignesera tenue au premier reng, en attendantque par réitérées espreuves, nous la puis-sions raisonnablement postposer à quelqueautre. Quant à la graine qui dès longtemps sest naturalizée ès provinces duLanguedoc et celles de son voisinage,nen faut faire grand estât, ne pour lafinesse, ne pour la quantité de soye quellerend : car quelque exquise que soit lagraine de vers-à-soye , transportée deloin en tels quartiers, ne sy maintientlonguement en bonté , ains sabbastardit

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au bout de quelques années. La grainequi dEspaigne est directement portée,la première année ny faict si bien, que