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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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mauvaises qualités quelle a, contraires àtelle graine ; ainsi que lintérest de plu-sieurs , avec raison , faict craindre cedanger. La longue garde de la grainechés vous aide à la naturalizer en vostreaer , dont elle en esclot et mieux et plus-tost, que ny ayant rien séjourné : cestpourquoi, est requis se fournir de graineincontinent après la cueillète de la soye,si faire se peut, sans nullement délayer.Se faut abstenir de visiter trop souvent lagraine de vers, sur tout approchant leprintemps , de peur que par telle curio-sité , lon ne la destraque, à sa perte. Letemps de mettre couver ceste graine, nese peut certainement arrester , dautantque la saison liastive ou tardive, gou-

En

quel tcrnpt.

verne entièrement

louvrage

faisant

advancer ou retarder les meuriers , seuleviande de ces animaux. Cen sera donquesle vrai poinct, que lors que les meurierscommencent à bourgeonner, non devant;afin que le bestail, à sa naissance, treuvepour vivre de la viande toute preste etde sa mesme aage (comme lenfant, lelaict de sa mère ), et de nestre en peine,par faute de fueille de meurier, craignantde le laisser mourir de faim, lentreteniravec des tendrons dorties, des nouvelleslaictues, des fueilles de roziers, et sem-blables drogueries. Mais estant tumbé entelle nécessité, le meilleur sera de se ser-vir en cest endroit, de la fueille dorme,aucunement mangeable parlesmagniaux,dont ils reçoivent soulagement, pour quel-que sympathie quelle a avec celle de meu-rier. Laquelle peine prévoyant de loin,sera requis planter quelque petit nombrede meuriers dans le jardin, en lieu chaud,à labri de la bize, et par bonne cul-ture, fumiers et arrousemens, leshasterThéâtre dAgriculture, Tome II,

à bourgeonner tost : par tel artifice ,advanceant son tardif naturel. Et ce serapour éviter la perte du bestail, quand es-tant de nouveau esclos, la f ueille de meu-rier se gaste universellement, par geléeset frimats survenans à limpourveu (ainsique cela sest veu en Languedoc, Pro-vence , et ès terres voisines ces annéesjjassées) si lon tient tels meuriers desti-nés à ce particulier service, couvertscontre le mauvais temps à la manière quele prudent jardinier tient ses précieusesplantes : lesquels meuriers préservés detelles tempestes , nourriront le bestail enattendant que les autres arbres ayent re-jette. Et comme par trop se haster loncheoit en ce danger-, et en conséquencepar famine , en péril de perdre le bestailen son commencement : aussi le délayerde faire esclorrc les vers , les expose auLazard de les faire mourir sur leur fin,quand par telle tardiveté, leur montée serencontre en temps fort chaud, contraireà leur naturel. Parce questans lors es-cliauffés , pour la soye dont ils sont rem-plis , ne demandent que rafrescliisse-ment, pour, à laise, parfaire leur tasche.A telles difficultés est pourveu par lemoyen des meuriers advancés, sus-men-tionnés , lesquels fournissons fueille pri-meraine, sans regret , advancerés demesme lesclorre des vers: ce qui se rap-portera à la fin de leur vie , dont elle de-meurera dautant plus asseurée , quemoins aurés à craindre se rencontrer autemps des grandes chaleurs. Ne sont tantimportunes les froidures restantes deliiyver, au commencement de la vie desvers, que les chaleurs à la fin dicelle :dautant quaux froidures, y a quelqueremède, pour le soulagement des vers,

R

Danger dutrop te h<it~ter et retar-der à faireesclorre la