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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

qui est, en les tenant en lieu bien clos etescliauffé , avec des braizes , durant lesmauvais jours de froid : mais contre leschaleurs , autre ne se treuve, que la com-modité du logis , seul moyen de garentirces bestioles de telle nuisance.

Quel estât Le poinct de la lune , est aussi obscr-vablc en ceste action. Les vers désirentdcsclorre et de hier la soye , durant lamontée de la lune, dautant que lors setreuvent plus robustes, quen sa des-cente. Cela ne se peut accorder partout,ni en tout temps ; pour la diversité desrégions et des saisons, plus chaudes ouplus froides les unes que les autres , rac-courcissans ou allongeans la vie de cesanimaux. Si estes en lieu auquel les ma-gniaux employent liuict sepmaines à leurbesongne , ainsi que communément fonten lendroit plus froid que chaud, ou entemps extraordinairement refroidi , lachose rencontrera en telle sorte , quensemblable poinct de lune quils esclorront,ils fileront aussi. Par quoi, naissans aupremier quartier de la lune, liuict sep-maines après estant aussi le premier quar-tier, les vers se treuveront filans. Mais, par le bénéfice du climat, la nourri-ture est plus advancée, comme vers Avi­ gnon et par tout son voisinage , nestantpluslongue que de quarante ou quarante-cinq jours, nest possible ainsi disposerce négoce , pour limparité des jours. Parquoi, laissant lévènement de la fin en lamain de Dieu , la nourriture se commen-cera en la montée de la lune ( si toutes-fois la fueille des meuriers ainsi le permet,qui jette le londement de ce mesnage), àce que les vers fortifiés dès leur commen-cement , par linfluence de telle planète,quand-et elle, aillent en augmentant.

Les faisant naistre despuis le second outroisiesme , jusques au cinquiesme ousixiesme jour de la lune, la montée deces bestioles , selon la supputation der-nière , tumbera vers le commencementde la descente de la lune, quelques joursaprès sa plaineur , laquelle ayant lors cn-corcs beaucoup de force, en communiqueaux vers à suffisance.

Pour faire csclorre la graine à poinct réparer

t \ T « boistes

nomme, la taut remuer de son premier pour y fuiravaze, en boistes de bois, garnies en de- U

dans avec du coton ou avec des estoupesdesliées , eolées contre , après couvertesdun j^ajner blanc ; afin de contenir lagraine , chaudement et sans perte. Audessus de la graine, mettra-on un petitlict destoupes, et sur icelui, un papierdru persé, comme un crible, à trous me-nus , chacun capable dy passer un grainde millet seulement. A travers les es-toupes et le papier persé, passeront lesvers sortons de leurs oeufs, après en avoirlaissé les cscailles sous les estoujies, sal-lans attacher à la fueille de meurier , àccst effect posée au dessus du papierpersé, d prins , sont transportés etlogés ailleurs, comme sera monstré.

Et afin que cela avienne ainsi quil ap- T ,;rchau.partient, faudra aider les vers à esclorre, J.Zen ad-joustant à leur naturelle chaleur,celle provenant de lartifice. On tiendracontinuellement les boistes dans un lictbien encourtiné , entre deux coettes deplume, modérément eschauffées avec labassinoire. De deux en deux heures, sans 1: , Usy espargner la nuict, on les visitera, pour°ren retirer les vers, à mesure quils nais-Iront. Telle fréquente visite est néces-saire ; tant pour ceste causc- , que pourrenouveller la chaleur du lict, en le re-