DU THEATRE D’AGRICULTURE.
bassinant souventes-fois , afin de tenir lasemence esgalement chaude, de peur quepar paresse, la laissant refroidir , elle neLoger i,s se morfonde, à la ruine des vers. Desbibles, boistes i on tirera les nouvcauxvers, pourles arrenger dans des cribles avec du pa-pier au fond , ou autres vazes apropriésà les recevoir en leur commencement : etde peur de les blesser en les remuant,comme à ce leur tendrcur les assujettit,l’on ne touchera que la fueille, à laquelles’estans attachés les vers, avec icelle se-EiU*tenir ront enlevés et logés dans les vazes. Làchaudement, scron t chaudement tenus durant quelquesjours, jiendant lesquels, leur accoustu-i.eur sera încrés l’aer petit à petit ; afin que la vio-
accoustumé -i -» -i 1 •
Vae.r petit à 1CI1C0 du changement ne tes lace périr.
Comme au contraire, périroient-ils partrop de chaleur, si on ne s’avisoit de latempérer par raison , allant de degré endegré , les tenant moins chaudement unjour que l’autre, à mesure qu’ils s’advan-cent en temps, sans rétrograder; c’est àdire, de ne les approcher plus de la cha-leur, ayant commencé de les cnesloigner;pour crainte de les cuire ou estouffer ,jusques à ce que l’aage descharge leurimposeront gouverneur de telle peine. Les cribles ,‘ïLf'firml grandes boistes, ou autres réceptacles ,pour quel- couverts de linge , garnis au fond de pa-
ques jours. CD ' CD 1
pier, seront mis reposer dans des lictsfermés avec des rideaux, pour parer cesbestioles des vents et froidures , pendantles quatre ou cinq premiers jours de leurru,s sortis tendre jeunesse: puis de là, seront trans-encbambret. V ort ^ s dans une chaiiibrette, chaude et‘tendus' 1 "" 1 ' bi en close , hors de la puissance du vent,je, taiies. su r des tables bien nettes et polies , cou-vertes de papier, pour commencer à ytenir reng. On les logera près à près lesuns des autres , afin qu’ainsi pressés par
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unité, conservent leur naturelle chaleur :ce qu’ils ne pourroient faire, estans aularge en ce commencement, jusques àce , qu’engrossis, plus ample logis leursoit donné. Alais ce sera sous ceste néces- .w eo„.saire observation , que de ne meslinger nede race ,confusément les vers : ains convient lesdistinguer par le temps de leurs aages,pour l’importance de ceste nourriture,touchant l’aisance et l’espargne. Car sidès le commencement a esté pourveu àcest article avec curiosité, assemblant lesvers par journées de leur naissance, sansles entre-mesler ensemble , sans desordreon les verra s’entr’accorder durant leurvie en toutes leurs oeuvres : eu mangeant,endormant, enfilant, avec beaucoup deplaisir, accompaigné de profit, pour l’a-bondance de soye qui en sortira, but dece mesnage. A faute de laquelle singula-rité , aviendroit confusion à vostre nour-riture, ne s’aceommodans jamais les vieuxmagniaux avec les jeunes : les uns vou-lans dormir, tandis que les autres man-gent, et manger quand il est question demonter : mais avec la disposition sus-diclc, l’ouvrage parvient à bonne issue.
Par telle distinction, les races sont sépa-rément conservées , comme il est très-re-quis ; pour se servir des espèces de ce bes-tail, selon l’avis qu’on prendra de leurvaleur , par l’effèct de leur besongne.
En lieu des cribles et grandes boistes, i.»
i i • garbillost&i
dont nous-nous servons en ccst endroit > Espagnols.les Espaignols s’accommodent de vazes,qu’ils appellent garbillos, faicts avec dela paille, d’ozier, de jonc, ou d’autrematière légère, qu’ils enduisent en de-dans avec de la fiente de beuf , dont ils yfont une incrustation : laquelle séchée ausoleil, rend les vazes odorans, de senteur
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