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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

NOTES DU CINQUIESME LIEU.

SOMMAIRE.

Paz* î , (i)Ce chapitre XVI ne se trouve point dansl 'S'p*!- lédition de 1600; il forme léchantillon de ladeuxième, qui a paru en i 6 o 3 ,etily a été inséré,ainsi que dans toutes les suivantes; mais il estbon dobserver quil ne se trouve indiqué dansle sommaire de ce Lieu daucune édition, pasmême de celle de 1 < 5 o 3 , il a été mis pour lapremière fois ; tous finissent au chapitre XV.

Lédition du Théâtre dAgriculture , enquatre volumes in-8°. , donnée en françois parM. Gisors , ayant été faite sur celle de 1600,on ny trouve point non plus ce chapitre , niaucune des additions assez nombreuses qui ontété ajoutées aux éditions suivantes , et dont jaiindicjué les principales dans la Notice biblio-graphique placée en tète de ce volume. {H.)

CHAPITRE PREMIER.

Pagr 4, (2) Avant de songer à composer sa bas.se-

1 cour, il faut consulter les usages du canton quonhabite , et la nature des produits quon récolte;savoir proportionner le nombre et la qualitédes volailles à létendue de lemplacement, àla nature du sol, et aux débouchés que lon apour sen défaire avantageusement. Toutes leslocalités , en effet, ne sont pas propres à lédu-cation des oiseaux que nous avons soumis à ladomesticité ; mais il ny en a point lon nepuisse entretenir des poules: fidèles à la mai-son qui les a élevées, et non contentes de len-richir tous les jours de leurs œufs , elles ne senécartent jamais ; de sorte quen apercevant unepoule , le voyageur qui chercherait une habita-tion , est assuré quelle est près de lui. Les ca-nards , quoique très-voraces dans leur premier«âge , ne sauraient prospérer que dans les en-droits aquatiques : lhumidité est leur élément,en vain lon sobstinerait à vouloir en éleverdans les lieux secs et arides ; leur chair auroit

infiniment moins de délicatesse. Il en est demême des oies , elles sympathisent bien avecles canards ; mais comme elles aiment mieuxpâturer que barboter, on ne peut, sans prai-ries naturelles, elles trouvent une grande par-tie de leur nourriture , en retirer aucun profit.

Pour les dindons , à moins quon 11ait un bois ,des buissons, des pelouses, et des champs surlesquels on puisse les conduire après la mois-son , pour consommer les grains que la charrueenterrerait ou que les oiseaux enlèveraient ,leur éducation, jusquau moment de les engrais-ser, deviendrait trop coûteuse.

Une vérité quon ne saurait trop souventmettre sous les yeux de la fermière , cest que ,si dans une grande métairie elle dédaigne desoccuper spécialement de sa basse-cour , si ellenadopte pas, pour les oiseaux quelle y ras-semble , une méthode déducation réglée sur leurconstitution physique, et que, dans le nombrede ses servantes, elle 11e sapplique pas à en for-mer une, qui soit en état de la seconder et mêmede la suppléer dans les détails de ce gouverne-ment, lentretien des volailles deviendra pour leménage une occasion dembarras et de dépense,plutôt quune source de profit et dutilité. (P.)

( 3 ) I. Olivier de Serres en donnant au dindon p as , 4,le nom de méléagride, que Linné lui a conservé c / o! r c," !j I 'depuis , paraîtrait avoir adopté lopinion deBelon et de quelques autres , cpii prétendentque cet oiseau étoit connu des Anciens , sil na-joutoit pas de suite quil nest naturalisé en ceroyaume que depuis peu de temps ; et en effet,on ne voit pas quil en soit fait mention dansles ouvrages des naturalistes et des économesmodernes , publiés avant la découverte de l mérique . Léonicer, et quelques autres , dontles ouvrages sur lhistoire naturelle , lhygièneet les alimens , ont été imprimés à Francfort etdans dautres endroits de lAllemagne , vers lemilieu du seizième siècle , nen parlent point

encore.