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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

T âge >i ,colonne II,ligne 17.

Idem ycolonne II,ligne 28.

utiles pendant lhiver, et il a raison ; mais lors-quil gèle bien serré , les vers senfouissent pro-fondément , et les poules nen trouvent plus :dailleurs , quand ils y resteroient, ils y se-roient engourdis par le froid , et la terre, endur-cie par la gelée , ne sauroit être divisée par lespoules. Il convient donc, vers lépoque du froid ,dentourer et de couvrir la verminière avec dufumier , afin de la préserver des effets de la ge-lée; den retirer chaque jour la quantité dont ona besoin , et de reboucher louverture aussi avecdu fumier ; mais comme les poules iroient grat-ter ce fumier et celui du pourtour , le tout doitêtre recouvert par des fagots dépines, commele dessus , et assez serrés pour que les poulesne puissent les pénétrer. ( //. )

(10) Je ne puis partager à cet égard lopinionde lauteur ; les œufs doivent être recueillis deuxfois par jour , et je me fonde sur cette obser-vation : Supposons que douze poules se soientsuccédées dans le même pondoir , et que cha-cune , pour déposer lœuf, ait employé à sonopération une demi-heure , nest-il pas vraique le premier œuf pondu aura éprouvé uneincubation de six heures , temps suffisant pouréveiller la vitalité du germe et déterminer undéveloppement assez frappant pour être sen-sible à la lumière dune chandelle et à lor-gane du goût ? Quon cesse maintenant dêtreétonné, si les œufs de la même date , pondus parles mêmes espèces de poules , et dans une mêmebasse - cour , présentent tant de différencesentreux ; si, dans la couvaison, tous les pous-sins nont pas le même succès et la même vi-gueur; enfin , si dans lapplication du mêmeprocédé pour les conserver, il sen trouve quisaltèrent plus promptement et plus fortement.Lattention de ramasser les œufs deux fois lejour , à midi et à cinq heures , de ne pas leslaisser trop long-temps séjourner dans le pon-doir , peut donc exercer une certaine influencesur leur qualité. (P. )

Q 4 ) Pour sanifier le poulailler, on ne se sertplus de toutes ces substances résineuses et aro-matiques dont les Anciens ont donné des recettessi variées; lexpérience a appris que ces fumiga-tions nuisoient aux poules dans plusieurs cir-

constances ; quen général elles ne purifioientpoint, quelles ne faisoient quaromatiser desmiasmes putrides et augmenter linsalubrité delhabitation, et quelles ne préservoient pas lespoulets delà pépie,coinmenotre auteur leditplusloin (page 17, colonne II). Aujourdhui on nem-ploie plus que le feu, lair et leau : ces trois agenssont assez puissans, assez actifs, pour produire lesmeilleurs effets; ainsi, après la sortie des poules,il faut ouvrir le poulailler, et après en avoirfermé porte et fenêtres, y promener de tempsen temps une petite botte de paille enflammée ,pour renouveler lair et détruire les insectesou leurs œufs. Au reste, peu importe le corpscombustible dont on se sert ; pourvu quil pro-duise une flamme claire , vive et sans fumée,cela suffit : la fumée masque seulement pourun temps la mauvaise odeur , et ne neutralisepoint les miasmes; ainsi la paille, les chene-votes , etc. , valent mieux, dans ce cas , quetoutes les plantes odorantes si vantées, üngratte et on lave à leau froide, et quelquefoismême à leau bouillante , mêlée avec un peu devinaigre , les paniers des nids, les perches , lesabreuvoirs , etc. ; le sol pavé en pierres platesou polies , ou en bons carreaux , est fréquem-ment balayé , ratissé , lavé , et recouvert dunecouche de gravier , ou de paille hachée menu.

Rozier observe aussi que les murs du pou-lailler doivent être recrépis ou blanchis sou-vent , et tous les trous, fentes, crevasses et lé-zardés , bouchés avec soin, pour que les rats, lessouris et autres animaux , ne puissent pas syintroduire. Les poules aiment à jouir dun som-meil paisible, et ces animaux les troublent et lesépouvantent pendant la nuit. Il en est des pou-laillers , dans presque toutes les campagnes ,comme des bergeries , des étables et des écuries,auxquelles on fait peu dattention , et qui sontautant de foyers de corruption et de putréfac-tion. Si le poulailler est humide, les poules sontaffectées de douleurs rhumatismales ; sil esttrop froid , elles pondent rarement ; sil est tropchaud et humide en même temps , elles laban-donnent, ou elles deviennent la victime des ma-ladies putrides.

Daprès tout ce qui précède , il faut conclureque le poulailler doit être tenu dans la plus