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Tome II.
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DU THEATRE D AGRICULTURE.

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grande propreté ; quon doit, au moins deuxfois par semaine , en enlever tout le fumier , etlaver, sil est nécessaire, les murs, sur-toutpendant lété. Ces attentions 11e sont pas aussiminutieuses quon pourroit le croire , et il nefaut souvent pas attribuer à dautres causes quàla négligence des ménagères , à cet égard , lesmaladies qui attaquent habituellement la vo-laille , et qui la détruisent même quelquefoistotalement. (P. et H.)

, (1 5 ) On a vu, tome I, notes (21 ) et ( 35 ) ,

pages 5 qi et 5 ç 5 , que lon confondoit, du tempsd Olivier de Serres , et que lon confond encoreaujourdhui dans les départemens méridionaux,le sainfoin ( hedysarum onobrychis, L.) et laluzerne ( medicago sativa , L. ), cest-à-dire ,que lon donne à lune de ces plantes , récipro-quement , le nom de lautre ; ainsi, cest de lagraine de luzerne dont Olivier de Serres en-tend parler ici; et déjà, tome I, chapitre V,page 5 i 8 , colonne II, il avoit indiqué cettegraine comme propre à engraisser la volaille ,et à la faire fertilement over ou pondre. ( H . )

, (16) Tous les intermèdes employés alternati-

' vement à la conservation des œufs, ont plus oumoins dinconvéniens. Un moyen efficace , maisembarrassant, parce quil exige une opérationpréliminaire, cest, en les tirant du panier, delesplonger , au moyen dune écumoire , dans leaubouillante , comme pour les manger à la coque,et de les y laisser deux secondes ; au sortir deleau on les essuie, on les marque , soit à lencre,soit au charbon, afin de pouvoir , à la faveurdun numéro, les employer selon leur rangdàge; puis on les met en réserve dans un lieufrais, il est possible de les garder pendantplusieurs mois et de leur conserver un carac-tère dœufs frais. La chaleur opère la cuissondune très - petite couche du blanc ou albu-mine , le plus voisin de la surface interne dela coquille ; dans cet état, les œufs souffrentinfiniment moins de déperdition, et quand onveut sen servir pour les manger à la mouillette ,on les fait réchauffer dans leau bouillante , à-peu-près autant de temps quils y ont déjà été,cest-à-dire deux secondes : ils ressemblent alors,pour le goût, à des œufs frais du jour ; la partie

appelée improprement le lait, y est si abondante,que les personnes les plus difficiles et les plusexercées , y sont trompées. On a seulementremarqué quau bout de quatre à cinq mois,la membrane qui tapisse lœuf, devient plusépaisse.

Mais ce moyen, praticable seulement dans unménage , ne convient pas pour le commerce; lapaille , comme on sait, est un des plus mauvaisconducteurs de la chaleur : les grains et tousles corps sujets à saltérer se conservent plusfacilement dans un grenier couvert de chaumeque dans un magasin dont la toiture est en tuileou en ardoise ; on se garde bien de recouvrir lesglacières dune autre matière. Tous ces motifsmont déterminé à donner à des paillassons laforme de paniers , dans lesquels jai isolé lesœufs par couches , avec des balles de grains ; etsuspendant le panier dans un lieu sec et obscur ,cest à la faveur de ce moyen que je suis parvenuà prolonger le terme de la fécondation des œufs,et à leur conserver, pendant lété , sinon le ca-ractère dœufs frais, du moins une qualité propreà les soumettre à tous les procédés de la cuisine.

Plusieurs économes ont dit assez vaguementquils avoient cru remarquer que les œufs quiétoient fécondés ne se gardoient pas aussi long-temps que les œufs clairs , et il seroit bien pos-sible que le succès des procédés indiqués pourles conserver, fût plutôt à leur non-féconda-tion quà la bonté de la méthode ; mais quels quesoient ces moyens, ils 11e sont pas assez efficacespour permettre au cultivateur de former des ma-gasins dœufs , avec lintention de les vendre uncertain prix dans la saison on en a le plusbesoin pour remplacer les alimens qui man-quent : il porte promptement au marché ce quiexcède la consommation de sa maison , ne sedétermine à faire des provisions que des œufspondus depuis Thermidor (Août) jusquen Ven-démiaire (Octobre) , parce que lexpérience luia prouvé quen général ces œufs , qui provien-nent de la seconde ponte , sont précisémentceux quon conserve le plus facilement. A cetteépoque de lannée, les poules sont nourries degrains, et mangent moins dherbes : cest peut-être une des causes cqui rendent la conservationdes œufs plus facile ; mais il y a tout lieu de