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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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de la vigne : icelle et les câpres marcliansde compaignie jusques-. Les maillotsou crocètes tronçonnés de la longueurdun pied , seront tout aussi tost mis enterre , en les recourbant dans la fosse,d ressortiront seulement un doigt : età ce que moins sesventent, la trenclie dubout du maillot estant dehors terre, seracouverte de fine argilleou cle poix fondue,pour engarder la vertu de sexhaler partelle issue. Duquel remède doubtans au-cuns , enterrent du tout les maillots , sansrien en faire ressortir , les couvrans entiè-rement de terre, d repoussent les jet-tons en haut. Il est nécessaire en ce pre-mier acte, de tenir arrousés les maillots,autrement ne pourroient-ils prendre ra-cine, aimans lors autant leau, que aprèsestre remués en la caprière, ne sen sou-cient que bien peu, se plaisans plus en lasécheresse , quen lhumidité. Veulentaussi estre logés sous aer chaud, nonimportunés des vents, et en terre fertile,bien fumée , bien cultivée , pour nestrechargés daucune nuisance. Moyennanttel traictement, dans un an ou deux , serendront propres à estre replantés , ceque ferés faire au mois de Mars moyen-nant le beau temps.

Estans les câpres originaires des par-ties méridionales, faict quelles ne peuventvivre en pays septentrional, quavec quel-que artifice, pour addoucirlaigreur desh quels froidures. Cest pourquoi, plusieurs fontleurs caprières dans les murailles regar-dantes le midi, ayans laissé des trousou armoires , y logent ces plantes-ci surla terre que pour leur nourriture on y ac-commode. Avec plus delficace sy logent-elles , si la muraille est acconqsaignée deterre en dehors jusques au droict des ar-Théâtre dAgriculture , Tome II.

lieux.

moires et trous , pour leurs racines , sypouvoir nourrir et pourmener à laise.Les trous seront eslevés sur terre, pour lemoins , trois ou quatre pieds , afin dedonner place aux jettons et brancheagedes caprières sortans de leurs trous , desallonger raisonnablement en bas , de-vant quattaindre à terre pour la conser-vation du fruict, ne faisansguières bonnefin ceux qui touchent à terre.

Nayant la commodité de lieu , estantentièrement plat sans relèvement, lon nelaissera de commodément y dresser la ca-prière. Une muraille de bonne maçonne-rie sera faicte, haute de neuf à dix piedsou davantage , et au devant dicelle ducosté de midi, deux ou trois pieds de dis-tance , en ligne paralelle, sera dresséeune autre muraille de mesme estoffè , dela hauteur de trois à quatre pieds. Leurentre - deux sera rempli de bonne terrebien fumée et sur icelle plantera-on lescaprières, qui en saccroissans, verse-ront leur ramage en hors passant par des-sus la basse muraille tendant en bas versterre, selon son naturel, qui est de fondreen sabbaissant. Et à ce quen ce passage,les tendrons ne soyent offencés pour ladurté du rencontre des pierres angulaires,dont presques toutes murailles sont com-posées , lon couvre lextrémité de cestemuraille en rond, de pierre ainsi taillée,ou de brique de telle figure. Dont estantle chemin des rameaux facile, facilementporteront-ils aussi le fruict jusquà terre.Moyennant que les caprières soyent net-tement tenues par sarcler et serfouer : àce que les meschantes herbes nen tirentla substance : que , pour les fortifier,chacun liyver soyent amendés avec desgras et nouveaux terriers : en esté , quel-

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