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SIXIESME LIEU
Patte -veloun bran-chu .
Paae-roze.
llerbe-au-
ioleil.
fcnée , l’on en retire la graine en sa ma-turité , laquelle est fort menue et noirecomme jayet .
C’est une autre sorte de passe-velours,s’eslargissant en branclieage j dont ilporte l’épitliète de branchu : au contrairedu précédent, qui s’en monte droictementen un seul tige. On l’appelle en latin ,amaranthus maæimus. Sa graine estmenue comme celle de l’autre , maispresques blanclie : ayans les deux decommun la couleur rouge de leurs fleurs,la manière et le temps de les eslever, etla durée de leurs plantes. Voilà leursconformités et différences (97).
La passe-roze se sème au printemps ,en lune nouvelle, et terre souple et des-liée. Son tige s’eslève jusqu’à dix ou douzepieds et davantage. Sa fleur est assésgrande , de la figure d’une cloclie , faicteà pans , de couleur rouge-pasle , demeu-rant en sa beauté tout l’esté : sans plus ,lors faisant graine , se fene et dessècheavec son tronc. Il y a aussi des passe-rozes jaunes et blanches , plus espessesque les rozes mesmes : sont de diversehauteur en tige , mais semblables augrainer, dont elles s’eslèvent au jardinpar commun ordre , qui est l’ensemen-cement (98).
Quelque sympathie a l’herbe-au-soleil,avec la passe-roze, par monter fort hau-tement. C’est une espèce de heliotrophon,appellée aussi, vire soli, d’autant que safleur regarde tous-jours le soleil, se tour-nant comme lui. Communément chacunpied ne produit qu’une fleur , mais fortgrande, car elle a plus de demi-pied dediamètre. Elle est ronde, plate , façonnéecomme carde de montaigne, environnéede fueilles jaunes hautement colorées, j
Au milieu de la fleur, s’engendrent sesgraines , lesquelles en leur maturité ,sont semblables à celles des courges ,grandes, blanches, et plates : d’où procèdela semence de ceste plante, seul moyende l’eslever. L’on la sème au printemps,la lune en decours. Son tronc estant des-séché , quoi-que gros et long de douze àquinze pieds, est admirablement léger,pour n’estre que mouëlle envelopée d’uneescorce de bois solide, qui en rendlebastonassés ferme, et propre à faire des appuis,comme j’ai dictdu fenoil de Barbarie (99).
Seulement par racine s’édifie le lys , i ys .icelle estant en bulbes et oignons : qu’onmet en terre bien préparée et fumée aumois d’Octobre ou de Mars , la lune es-tant nouvelle. Ses petits oignons se mul-tiplient fort dans terre, d’un en venansplusieurs pour la conservation de la race.
Le lvs demande bonne terre , bonne cul-ture , et fréquent arrousement. Aussiest-ce plante plus aquatique que sèche,comme de diverses sortes la Nature enproduit par les marescages. C’est l’unedes plus excellentes fleurs qu’on puisseeslever au jardin , dont la blancheur estincomparable , et la plante propre à plu-sieurs services , qu’elle faict en la méde-cine. Pour lesquelles bonnes qualités, nosanciens rois ont choisi ceste fleur, pourleurs armoiries. Son ti<ie est eslevé sur
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terre, trois ou quatre pieds et davantage :sa fleur est grande, de la figure d’unecloche , dont les fueilles sont recourbéesen hors , du milieu desquelles sortent desfilamens droicts et jaunes, portant cha-cun une graine au bout. Comme en cestefleur-ci, se treuvent diverses couleurs,de mesme y remarque-on diversité d’o-deurs , le blanc en rendant une , le jaune