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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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larbre , et ce après avoir tiré beaucoupde substance au détriment du tronc : le-quel, par ce moyen , sengrossira bien,tant et si tost, quon ne le pourra con-templer quavec esbaliissement. Jusquàtelle mesure donques laissera-on senmonter le tige : non davantage, leroignant, dès incontinent quon sapjier-cevra y estre parvenu, pour jeune quesoit larbre. Et en suite, estant engrossi,coupjier bien rés toutes les branches dutronc, len deschargeant despuis terre jus-quà la fourcheure, prenant sa forme.Par ainsi demeurera larbre plus gros parle bas que par le haut, par conséquenttrès-ferme pour durer longuement. Au-quel poinct se rendra-il, quand par letempérament des branches costières ,aura esté retenu de verser en hors, résis-tant aux vents : et que , comme a estédict, la vertu des roigneures supérieures,rétrogradant, aura esté réservée pour lanourriture du pied, sans lavoir inutile-ment communiquée à la teste.un quel Le temps de curer les jeunes arbres estUmj lors quils sont en sève, pour tant plusfacilement en estre leurs plaies recou-vertes , et en moins de temps consoli-dées , ce qui avient par le prompt secoursdicelle sève : chose quon pourra faire,despuis la fin de Mars, jusquà celle deJuin. De plusieurs années ne pourriés es-pérer lentière guérison de telles ulcères,esmundant les arbres avant tel secours- , comme aucuns mal - expérimentésfont, qui, au contraire , ne mettent ja-mais la serpe ès arbres que lors quilssont endormis 5 invétérée ignorance.Ayant cure les troncs des arbres , con-vient les entretenir en tel estât, sans souf-frir s y accroistre par-après aucun bois ,Théâtre dAgriculture , Tome II.

ains en oster curieusement tout ce quypourroit revenir, non seulement commesuperflu , ains nuisible, aucun jetton nypouvant renaistre qui ne difformast lepied de larbre, au préjudice de toute laplante. Par tel ordre , et bénéfice delàculture du fonds , les arbres se façonne-ront très-bien, soyent-ils entrés en la bas-tardière ou non, sans distinction, ainsiestant convenable de les gouverner tous :et se rendront prests à estre replantésdans cinq ou six ans ( ou plustost, le paysleur agréant), à conter de lensemence-

ment

, qu

'auront attaint la grosseur du

bras dun homme robuste, ou celle dumanche du hoyau j telle, pour la reprinseet accroissement , estant nécessaire :dautant que moindre ne pourroit estre,que de trop tardif et ennuyeux advancc-ment, et plus grande, que de hazardeusereprinse.

Pour gaigner quelques années, aucuns «»

^ ° ! 1 , . . x , , dorigine sau -

ne passent par la pepiniere , ains seule- vaige ne pro-ment par la bastardière , en laquelle ilsreplantent des arbrisseaux bien choisis,arrachés ès taillis et forests, pour les m ncc -nourrir et eslever, comme dessus. Celaest bon, lon a à suffisance de plant,qualifié comme il appartient. Mais com-ment quon manie le jilant sauvaige deson origine , jamais nen peut-on tirerffuict si exquis , que par la voie de la se-mence , pour les raisons dictes.

Plusieurs arrachent de la bastardière

. - arbres en la

les arbres encores sauvaiges^ pour les re- bastardière,planter au verger, et finalement lesentent : dautres et mieux entendus encest art , les entent en la bastardièremesme , avant que de les en retirer, àce que francs soyent logés en leur dernierlieu, sans estre contraints par nécessité,

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