SIXIESME LIEU
Et pourquoi .
Aussi àmarne fn,faire séjour•ner les fossesavant que deles employer.
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terres, pour (convenablement les employerselon leurs particulières facultés. La pre-mière, de la superficie, sera reposée d’uncosté , pour la mettre au fond de la fosseà l’entour des racines de l’arbre, commela meilleure et plus substantielle : l’autrejettera-on de l’autre part de la fosse,pour finalement l’en achever de remplir,dont ayant essor par l’aer, à la longueelle s’assaisonnera : ainsi d’amère et crue,se rendra douce et cuite, jiour finalement,en labourant, meslée avec celle du fond,les deux soyent salutaires pour les arbres.Quant à la figure des fosses, aucune su-jection n’y a-il, car creusées rondes ouquarrées , n’importe , pourveu qu’ellessoyent larges et spacieuses , en quoi nepourroit - on excéder , pour les raisonsdictes.
Les fosses veulent estre faictes Ions;
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tenqjs devant que planter les arbres : afinque tant plus facilement reprennent lesarbres, que mieux préparée s’en treuverala terre quand l’on les y logera : ce quine se peut f aire qu’à la longue, pour don-ner loisir aux saisons de cuire la terre dufond et des costés de la fosse , et par là ,la rendre apte à recevoir et nourrir lesracines des arbres. Si on ne leur veutdonner un an de terme , comme les An-tiques l’ont commandé, pour le moinsleur faut-il trois mois pour se préparer, àmoindre temps ne le pouvans commodé-ment estre. Mais si on est contraint deles creuser à mesme instant qu’on y veutplanter les arbres , en ce cas , faudrabrusler dans la fosse quelque bois léger,ou des brossailles et pailles , afin que lefeu suppléant au défaut du soleil et desgelées , en prépare la terre j ou bien, enplantant les arbres, ne remettre dans la
fosse aucune terre de celle qui en auraesté tirée en la creusant, ains la recom-bler d’autre assaisonnée, prinse en la su-perficie du lieu.
Tels projects faicts , les fosses prestes , Quandet le temps convenable à planter, arrivé , p fblT,, Zmettrons la main à l’oeuvre, de l’affection 1X1requise et particulière à tant noble mes-nagerie. J’ai ja monstré quel advance-inent c’est que d’estre fourni de plant deraisonnable grosseur , et combien à celal’on se doit affectionner. L’ayant tel qu’ilappartient, prins ès taillis et forests , ounourris ès pépinières et bastardières, en-tés ou non , seront plantés en la manièresuivante : avec ceste distinction , qu’èspays chauds et secs, l’on les plantera de-vant ou dans l’hyver, afin que l’humeurde la saison les favorisant, ayent moyende se reprendre, pour vigoureusementrepousser au renouveau : ès froids et hu-mides , après les froidures , pour éviterque le trop de telles importunités procé-dantes de la longueur du temps, ne leurempesclie et la reprinse et l’accroisse-ment. Encores faudra-il distinguer lesarbres , pour planter les premiers ceuxqui plustost florissent, et en suite , lesautres, selon que plustost ou plus tard ilsbourgeonnent. Pour un préallable, se-ront les arbres retirés de la terre et arra-chés avec curiosité, à ce que toutes leursracines en sortent saines et entières, sipossible est : et pour ce faire, n’espargnerni la despence ni la peine requises, niaussi la patience nécessaire en ceste ac-tion , de peur cpie par précipitation, lesarbres mal arrachés , se rendent inu-tiles. Le temps à ce le plus propre estcelui qui est sans froidures , sans cha-leurs , sans pluies , tendant plustost