DU THEATRE D’ AGRICULTURE. 349
leurs differentes qualités les entre-incom-mudent. D’autant qu’ayans par les costéset de soleil et d’aer à suffisance, chacunpour sa nourriture en tire abondamment.De telle assemblée d’arbres, toutes-fois,ostera - on le figuier , à cause qu’il nesouffre d’estre taillé qu’avec difficulté,comme de nécessité tous ceux de l’espa-lier faut qu’ils le soyent. Le coudrier aussien sera banni, à cause que son ramageabonde trop à l’équipolent du commundes autres, ausquels convient s’assujet-tir : et pour la mes me cause , le noier etchastagnier. Très-bien pourra-on de cha-cune de ces espèces-là, faire des espa-liers séjiarés, qui se représenteront debonne grâce , mesme les coudriers , pardessus tous autres arbres, se plo^anscomme l’on veut , et se plaisans à lacouppe : dont l’on les ageance à volonté ,tant leurs rejects sont flexibles et obéissans,reproduisans vigoureusement. Aussi, desseuls oliviers se pourra-on servir en cestendroit, dont l’on aura plaisir et profit,pour la beauté de la couleur immortellede ses fueilles , et richesse de son fruict.
En quti Comme l’espalier est composé de di-
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r i a nter, verses natures d arbres, aussi en diverstemps convient-il les planter , selon lesprécédentes addresses. Ce qui sera aiséà faire , n’estant question, lors qu’onplante les primerains et hastifs , que delaisser place pour les dcrnierains et tar-difs : par-ci par-là au fossé par ouver-tures, selon les endroits esquels vous leuraurés marqué logis , pour les y planteren saison. C’est tonte la peine que donnel’espalier la première année , car sans yad-jousler aucun bois, convient en laisserpousser et croistre les arbres , à quoi l’onles solicitera par serfouer et sarcler, ainsi
les descliargeant d’importun voisinage,s’advanceront gaiement. L’année d’ Ht en quelprès , généralement seront entés tous les h “ n “ r -arbres, francs et sauvaiges, parce moyenrendant ceux-ci bons , et ceux-là meil-leurs. Ce sera en temps et façons conve-nables à leur particulier naturel, ailleursreprésentés. Tout-d’une-main , ad-join “ Le boit rc-dra-on au nouveau espalier le bois né- ^/né-cessaire pour le façonner , servant de v '““ xmoule pour faire prendre pli convenableaux nouveaux jettons provenans desentes (comme les ceintres servent auxmaçons, bastissans leurs vouies), lesquelsse laisseront manier selon vostre désir,à cause de leur ployable jeunesse. Ainsil’on y procède.
Entre deux arbres , un pau droict est Commentfermement fiché dans terre, l’en faisant lem r l °J‘ r -autant ressortir en haut, qu’on délibèrefaire monter l’espalier: ageanceantsi biences paux , que droicts en perfection, tousd’une hauteur et équidistammcnt plan-tés , ressemblent à un reng de colomnesposées par vrai art d’architecture. Puis ,avec des bons oziers, seront fermementattachées aux paux, des perches ou latcsdroictes, qu’on disposera en quatre oucinq rengées traversantes les paux , assa-voir , l’une au plus haut des paux, l’autreen bas, à quatre doigts sur le plan de laterre , au-dessus de l’enteure des arbres,et entre deux , les autres par distanceségales. Ces appuis préparés, l’on atten-dra l’effect des entes, pour y attacher lesjettons à mesure qu’ils s’allongeront. A Comment y
maniéré qu on lie les vignes a ligno- nouveaux /W .lot, sont ces nouveaux brins attachés à la , ° md,>enln ‘première perche près de la terre , les yrecourbant en archet d’un costéet d’autre.
Les ligatures seront oziers doux etflexi- iur.