SIXIESME LIEU
Leur
poiition.
blés, afin qu’elles n’escorchent les tendresbranches, ains que sans les offencer, lesJ"- retiennent en office. Ces jettons - ci se-ront escartés les uns des autres tant esçm-
O
lement qu’on pourra , pour leur faire oc-cuper le vuide par proportionnée mesure:retranclieant des brins tout ce qui partroji de presse empesclte l’ageancementde l’ouvrage : n’estant convenable des’entasser les uns sur les autres. Mais ence retranchement, est nécessaire d’estrefort retenu, n’en couppant des jettonsavec le fer, pour la première année, quele moins qu’on pourra, pour les raisonsdictes. Seulement se contentera-on, en cecommencement, de ployer les jettons surla perche, des deuxcostés, comme a estémonstre , attendant plus d’advancementl’année suivante : en laquelle fera-onjouer la serpe , couppant du branclieagedes entes , tout ce qui s’escartera dedanset dehors l’allée , afin de le contraindreà fournir la barrière selon l’ordonnancede l’esjmlier. Après avoir occupé la pre-mière barrière ou perche, l’ente pro-duira nouvelle matière pour la seconde ,puis pour la troisiesme, et suivantes, re-jettant puissamment en haut et tant hau-tement , qu’il faudra l’arrester en luicouppant les summités, ayant attaint lamesure qu’aurés donnée à l’espalier.Chacune année sera réitéré l’attache-ment des jettons , les ageanceant, coup-pant , recourbant, par la guide de la be-songne : et sans s’assujettir de les liertous aux perches , en pourra-on attacheraussi quelque partie sur leur bois mesure,selon que mieux s’accordera , se gardantcependant d’en rien rompre par troprude maniement. En quelque lune que cesoit est bon d’ouvrer en ceci, pourveu
que le temps soit beau et serain, sanspluie, ni excessifs vents et froids. Lespaux et perches seront faicts de bois non ZT t»tortu, ains du plus droict qu’il sera pos- d ‘
sible de treuver : de chesne de refente,de chastaguier, ou d’autre à cela propre.
Ici se ployé très-bien le saule, mais sonpeu de durée le faict postposer aux chesneet chastagnier : à faute desquels l’on i’em-ployera, toutes-fois ce sera à la chargedu refaire , la nécessité y eschéant : la-quelle ne sera par trop importune, puis vapav rTque l’espalier n’a besoin d’appui que du-rant quatre ou cinq ans, dans lequel '“"“ZZ-Zqtemps , ces arbres se rendront si bien v rcmiersa "'-fortifiés , que sans autre aide que d’eux-mesmes , par - entr’eux se supportans ets’entre-tenans, demeureront au lieu et enla manière que leur aurés ordonné. Cequi espargne et la peine et la despence ,par n’estre nécessaire d’y remettre aucunbois pour l’avenir : ou seroit que défail-lant l’espalier par vieillesse, recouppantscs arbres, il falle le renouveller entière-ment. Si c’est bois de saule ou de peuplequ’on employé en cest endroit, sera requisde le blanchir en l’escorceant et pellant,pour la beauté et durée : principalementpour garder que les paux fourrés dansterre ne s’y reprennent et enracinent,au détriment des entes.
Eschéant qu’aucun arbre défaille , soit Moyen cCen
y • i 1 l réparer ù-t
ou par n avoir voulu reprendre en plan- J/eciuoutéi.tant, ou se mourir en entant, aussi tostla saison revenue , d’autres arbres serontsurrogés en leur place , des entés s’il estpossible. Aussi réentera-on ceux qui n’au-ront bien rencontré la première fois, afinde réparer les défectuosités qui pour-roient estre en l’oeuvre. Au cas que lesarbres voisins des morts, pour l’abondance