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Tome II.
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SIXIESME LIEU

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en trois, on de quatre en quatre toiseslaissés sur-croistre un arbre autant liinque lautre : et les taillés tous de mesniefaçon, en rond, en pyramide ou autre-setbrmch't nient : car telle rengée darbres ayant*,{{ mame- pour iondcmeiit lespalier, se représen-

mens » ^ /il*

tera tres-agreable. Aussi pourra-on espar-gncr en lextrémité de lespalier des cré-neaux ou merlets : façonner le bout enpoinctes à ondes et autrement, commelon voudra : en bas , faire des portes enarcade ; au milieu, des fenestres quar-rées, rondes, ovales. Den faire des ber-ceaux voutoyés, est chose préjudiciableaux fruicts, pour ny pouvoir meurir àcause de lombrage : toutes-fois si telleconsidération na lieu, lon se pourra sa-tisfaire en cest endroit, avec asseurancedavoir des bons fruicts , au moins enlextérieur de lespalier, à laspect du so-leil. Quant à lespesseur convenable auxmurailles ou barrières de lespalier, cer-taine mesure nen peut-il estre donnée,cela dépendant de la faculté des arbres etde leur aage : tant y a que la plus dési-rée est la plus petite, comme dun pied ,ou dun pied et demi. A laquelle mesureet à celle de la hauteur prescrite convien-droit sarrester, si lobéissance des arbresle permettoit. Mais leur grand accroisse-ment, à la longue, comme chevaux es-cliappés , les faisant sortir de leurs li-mites , contraint den venir au refaire parretaillemens, comme a esté monstré .rte qudUs Les premiers espaliers ont esté laicts de

ZTLÎZè pommiers nains, dicts de Sainct-Jan, pourf mirs U T P a- lopinion quon avoit, telle seule espèceUm de fruict souffrir destre ainsi bassement

maniée. Après sy servit-on des petitespoires musquées : et finalement par essaia-on trouvé presques tous fruicts se ployer

en telle sorte de verger. Ce que pour untemps aucuns ont caché , donnans àentendre que cestoit espèces de fruictparticulières , dont lon composoit les-palier, par singularité les greffes en es-tans transportés des Indes. Est nécessaire refond,de

. , 1. / i 1 Pespaltcr sera

tenir curieusement cultives les deux cos- tcnu i a b our é,tés de lespalier, un couple de pieds dunchacun, lamender de bons terriers selonle besoin; et utile larrouser quelques- e, en i*fois en esté, ès grandes sécheresses. Aussi 'cest toute la despence quil y convientfaire pour son entretenement, petite pourle fruict qui en sort.

Cest la conduicte de lespalier, auquelnostre mesnager ad-joustera ce quil ju-gera le pouvoir rendre du tout magni-fique , selon les journalières inventionsdes gens desprit. Estimant pour fin dece discours , nestre besoin den défendrelapproche aux bestes, la chose parlantdelle-mesrne. Joinct que , puis que les-palier ou palissade est logé dans lenclosdes jardinages, il ne pourra estre quenbonne et seure garde , et pour les arbreset pour les fruicts (122).

CHAPITRE