DU THEATRE D’ AGRICULTURE.
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Enter aubout desbranches.
qui rapportera fruict participant de l’a-bricot , de l’auberge , de la pesclie, dumire-couton et semblables. Comme d’au-tres se pourront composer, produisansfruicts meslingés de nois et d’amandes ,de cerises et prunes, de poires et pom-mes , de pesclies et noirs , et autres,pourveu qu’on ne se dispense de marierle pépin avec le noiau, accoupler chacunavec son semblable, tant que faire sepourra, avec de tant espérer de ces gen-tillesses, que moins l’on s’esloignera desgénérales maximes.
Au bout des branches ente-on toutessortes d’arbres, par les quatre principalesfaçons , selon les temps : utile telle cu-riosité , en ce que divers fruicts pouvésfaire porter à un mesme arbre : par cemoyen ^affranchissant par réentemensceux de vos arbres qui du tout ne vousagréent.
Arbmnains. Tous arbres dont la branche est enra-cinable , se convertissent en nains , si onfourre en terre les summités de leursbranches renversées sens-dessus-dessous,où s’enracinans , poussent, mais c’est enjettant leurs rameaux tendans en bas,sans tontes-fois laisser de fructifier , re-prenans le haut. Et à ce aussi, que lesarbres demeurent plus petits que de leurnaturel, ne leur laissera-on la terre libre,ains à l’estroict l’on les resserrera, lesplantant dans des quaisses , où ayanscomme leurs morceaux taillés, se main-tiennent tous-jours bas et minces. Se-ront, en outre , plaisans à voir ces petitsarbres chargés de fruicts en leur saison ,transportés d’un lieu en autre jusquessur la table. Ainsi se laissent manier lefiguier , le grenadier, le coignier, lecoudrier : par-dessus lesquels le figuier
se rend le plus agréable : mesme pour lerespect du fruict, dont la maturité s’ad-vance d’autant plus, que plus curieu-sement l’on en aura tenu les arbres enhyver, hors du pouvoir des froidures , etrecerché pour eux l’abri et le soleil (126).
CHAPITRE XXV.
Provigner les Fruictiers, pour lesaugmenter en nombre.
cest’tijtce sort
D eux notables utilités procèdent duprovigner des arbres entés : leur nombres’en augmente à souhait, et leurs raciness’en affranchissent entièrement. D’où d.grande quantité de bons firuictiers sort à ° ab { r „ e Ja „ c „la commodité du père-de-famille, quise treuve avoir en réserve autant d’arbresqu’il désire, pourfaire nouveaux vergers,pour refaire les vieux, pour en donneraux amis , et pour en tirer argent, s’ilest en lieu de vente. Mais, arbres tels ,qu’il n’est nécessaire de plus enter, parimmédiatement sortir de la bastardièredu tout affranchis. Ou bien en les réen-tant une autre fois ou plusieurs, commea esté dict, c’est pour les rendre parfai-tement capables à porter fruicts précieux,d’autant que dès le fondement, affran-chis , ne tiennent chose aucune du sau-vaige. Et bien-que ce ne soit le plus com-mun usage, que de provigner les frui-tiers , ne laisserés pour cela de vous enservir, pour les raisons dictes. Sur quoi, Q u!ls ' ont
7 * t 1 les arbres
ceste maxime est notable, que tous ar- P ro P n, a
7 . • • / provigner.
bres qui rejettent en pied , se peuventaugmenter par provignemens : par la-quelle verrons peu y avoir de fruictiers
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