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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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En premier reng sont mis les abricot-tien, ai,ber- tiers , aubergers , peschers , pour leurF liastif bourgeonnement. En lautomne oucommencement de lhyver est la droictesaison dédifier ces arbres , à ce quenra-cinés à temps , poussent à lissue des froi-dures, selon quà ce leur naturel les in-cite. La terre douce et fertile, plus lé-gère que poisante , et humide que sèche,est celle quils désirent, pourveu quellesoit sous aer tempéré, tendant plus à lachaleur quà la froidure. Ils viennent denoiau, comme a esté monstre. Sententsur eux - mesmes , sur amandiers , surpruniers, cerisiers et coigniers : en fente,en escusson et en canon, ainsi quon dé-sire. Plus facilement toutes-fois par lesdeux dernières manières, quen fente.Eschéant denter ces arbres-ci en fenteou au coin, ce sera tost après lhyver,voire et dans ihyver mesme , en les cou-vrant exquisement , pour les parer desinjures du temps. Or comme ils précè-dent tous autres au planter, aussi à nuiscèdent-ils touchant ceste sorte daffran-chissement : car quant aux autres ente-mens , la seule sève les gouverne, quonemployé selon quelle se présente.iW quel,^' es abricottiers entés sur amandiers,ujei, con- ne rendent fruict tant gros que sur pru-

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tairUot. niers , cerisiers et coigniers : à cause queles amandiers haïssent leau et labon-dance de fumier , et les abricots aimentlun et lautre. Donques, pour préserverle pied , convient sabstenir de larrouseret fumer, mais cela vient au détrimentdu fruict, qui ne sort jamais que laid,petit et de peu de saveur , de lieu sec etmaigre. A larrousement et engraisse-ment se délectent les pruniers, cerisierset coigniers, partant, ne se faut esmer-

veiller de leur voir rapporter abricots deparfaicte bonté et grandeur. Sur tous les-quels arbres , le prunier est recogneu leplus facile à recevoir et nourrir labricot-tier, par une naturelle amitié qui estentre ces deux plantes-ci. Mais pour peude temps, à cause que le prunier nest deguières longue durée. Encores moins dure-il que sur le prunier, enté sur soi-mesme,sur lauberger ou sur le pescher. Insérésur le cerisier, y demeure long temps,pour le robuste naturel du sujet, toutes-fois pour la difficulté de la reprinse, cemariage nest guières pratiqué : non plussur le coignier , pour la diversité notoirequil y a des fruicts à pépin, à ceux ànoiau : néantmoins en viendra-on à bout,lentant à escusson et canon, choisissantà propos le temps , pour la concordancedes sèves. Estant une fois reprins l'abri -cottier sur le coignier, ne faut doubter desa longue vie, à cause que cest arbre-cine craint par trop les froidures, pourdouble commodité , communiquant lagrosseur de son fruict à l'abricot. Des

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abricots grands, moyens, petits, void-on,différens plustost en telles qualités, quenespèce , provenant cela souventes-fois dutemps , du terroir, ou de la main du jar-dinier. Aussi y en a-il de saveurs diverses,comme demusquate. Leurs noiaux mes-mes sont divers, car communément ceuxdes gros abricots sont amers, et les moyenset petits les ont doux au manger, commenoisetes. Les noiaux semés ne produi-sent directement fruict du tout semblableà celui duquel ils sont venus, car ils des-chéent tous - jours de corps, sapetissans.Estans semés en meilleure terre que cellequi les a nourris, se maintiendront enleur estât : mais en semblable, et leur don-