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Tome II.
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SIXIESME LIEU

Quanden exprimerV huile.

Oranger ,oitronier , li-monier } etc.

Comidèra-tions sur l'es -Ibvement deecs arbres.

S : accrois-sent par tout y

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quhumide, pavé de bois , un peu enpente , pour vuider lhumeur quellesrendent estans amoncellées. Avant queles y loger, elles seront curieusementnettoyées, les deschargeant de toutesordures , de pourriture , de pierres , deterres , de buschetes, et semblables dro-gueries , pour, nettes , se conserver sanssacquérir aucune mauvaise senteur. Lemoins garder les olives est le meilleur,j>our la bonté et pour la quantité dhuile :car, sans doubte, des ffeschement en-voyées au moulin, lhuile en sort etplus doux et plus abondant, que deslonguement gardées : se recognoissanttrès-bien cela à lœil, lhuile saugmen-ter en telles bonnes qualités, à mesurequon sadvance à lexprimer des olives :ayant estimé estre à propos, par cestavis, oster lerreur de la contraire opi-nion, pratiquée par plusieurs (146).

Voici des plantes et des fruicts quiservent beaucoup audécorement des jar-dinages, lesquels lhomme desprit em-ployera , pour rendre son lieu du toutbeau et plaisant. Ce quil treuvera fai-sable , puis que les oranges, citrons, li-mons et semblables fruicts précieux,viennent en tout aer, moyennant des-pence condigne. Pour un préallable ,doit-on se résoudre à quelles fins lon dé-sire eslever ces rares plantes , pour demesme sy affectionner. Car si cest pourle profit, il faut venir à lespargne , delaquelle en nul autre endroit de ce royau-me lon ne peut user, quès parties mé-ridionales, près la mer Méditerranée ,en certains recoins de la Provence et duLanguedoc , pour la chaleur du climat,du tout nécessaire à leur nourriture. Maisne regardant quau plaisir, par tout

lon voudra les édifier, on le pourra faireavec de largent : nestant aer ne terretant difficiles et rebours , qui, par arti-fice , ne soyent à ce domptés et apro-priés. Il semble que les Antiques nayentcogneu de ces arbres-ci que le seul ci-tronier , pour ne faire mention aucunedes oranges , limons , ne ponciles , quiaujour-dhui nous sont tant familiers.Par le moyen de Palladius, lItalie futanciennement peuplée de citroniers, lesy ayant apportés de Medie , d ils onttiré leur nom, encores des Latins ap-pellés , medica malus. Des autres , lonest incertain par qui, ni en quel temps,furent premièrement naturalizés de par-deçà. Tant y a que , et le soin que com-munément il convient avoir pour leslève-ment de toutes leurs plantes , et la con-formité des fruicts, monstrentees arbres-ci avoir tous-jours esté de mesme origine.Tous ces arbres sont fort délicats , crai-gnans merveilleusement le froid, duquelbattus ne peuvent subsister. Cest pour-quoi , pour leur conservation , plus dar-tifice est nécessaire , que plus lon les re-cule des endroits esquels le temps les anaturalizés. Premièrement, est requis,pour les défendre du froid , qui tant leurest contraire , davoir lœil à ce , en lestenant légèrement couverts, ès plus ri-goureux mois de lhyver : puis les appro-chant des parties septentrionales, avecdes exquises couvertures , se servir dufeu pour les escliauffèr. Car seulement ilsne désirent destre préservés des froi-dures , ains veulent estre ravigouris parchaleurs naturelles ou artificielles. Orcomme ces choses sont ordinairement degrande despence, aussi ne se laissent-elles manier que par les grands, selon la

moyennantsoins requis

Leur

délicatesse.