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Tome II.
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SIXIESME LIEU

de charbon , ou de quelque bois sec etléger, à ce que la fumée trop grandenimportune les fueilles des arbres, des-quelles , encores plus curieusement, enfaut aussi esloigner la flamme , de peurde les brusler : si mieux lon naime seconformer à la magnificence du logis desorangers de lélecteur palatin , ci-devantreprésenté.

Quaisses Oster et remettre tous les ans ces cou-Z" prïcil'ûl ver tares, est ennuyeuse despence, princi-"uJpoJeT'à paiement ès endroits le plus curieuse-comn *n men t convient aller. Pour laquelle cause,

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par la nécessité , mère des arts , a estétreuvée linvention de nourrir ces précieuxarbres dans des quaisses : très-louable ence quà cela se ployent volontairementces délicates plantes j et si bien , quilsemble que pour donner contentement àlhomme , elles saccommodent par tout lon les met, se resserrans leurs ra-cines , tant à lestroict quon veut. Etquaussi ces arbres ainsi logés, sont aisé-ment transportés dun logis à lautre, se-lon les nécessités des temps et plaisir desseigneurs, par espargnant la peine deréaccommoder de nouveau, chacun an ,leurs couvertures. Seulement leur doit-onpourveoir, pour une seule fois , de logisconvenable , pour les tenir à couvert du-rant lhyver , facilement seront char-riés , par le moyen des rouelles misesdessous les quaisses , rendans la chargemoins poisante : et aussi, que le lieuauquel ces arbres séjourneront en esté,soit joignant celui de lhyver , si faire sepeut, pour avoir tant moins de peine deles remuer de lun à lautre. Tels lieuxsont communément voûtés , pour la na-turelle chaleur que la voûte se conserveen hyver, au contentement de ces arbres.

En la façon des quaisses ny a nulle su-jection, non plus quen la capacité : carde quelle figure quelles soyent, petitesou grandes, demeurent tous-jours bon-nes , pourveu que leur matière soit delongue durée, en quoi convient sarrester:estant ce tous-jours à recommencez - ,quandon les compose de bois facile à pourrir,mesine à cause de larrousement qui enadvance la ruine. Si on désire davoir desgi'ands arbres, enfaudrafaireles quaissesgrandes, la raison voulant que leurs ra-cines soyent logées au large, et ayentplus de tei're pour leur nourriture , queles petits. Ainsi des moyens , ainsi despetits, tant ces arbres saccordent à toutce quon veut faire deux. Voire, en void- *<*<« »««on se nourrir et fructifier dans des pots de des petitsterre , et petits vazes de bois, que pour anlmuuu j- er .leur légèreté, un homme porte il veut, uh 'dans les maisons, ès porches, salles, fe-nestres, les remuant de lieu en autre àvolonté : dont lexcellence de telle plantese représente avec beaucoup de plaisir,quand avec telle facilité lon void lesbeaux fruicts et en grande abondance ,saccroistre sur si petits rameaux y par-venans en perfection de bonté. Lentre-tenement de ces arbres , ainsi enfermésdans des quaisses ou vazes, grands et pe-tits , nest autre que des précédens ; ex-cepté quen ceux-ci convient ad-jouster,chacun an , de nouvelle et fertile tei're ,ostant de la vieille le sur-abondant : carpuis que leurs racines ne peuvent allerpaistre loin , est de besoin les nourrir debonne substance. Faut arrouser ces ar-bres-ci souvent en esté : mais nullementen hyver , de peur de fortifier la naturellefroidure de la saison au détriment de lar-bre , lequel se maintiendra en bonne hu-meur