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Tome II.
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DU THÉÂTRE D

raeur par le seul traictemcnt susdict. Lesvazes grands et petits, seront perses aufond, pour vuider leau que la terre nejîourra luuner en arrousant les arbres.Lesmunder leur est nécessaire , jiour lestenir tous-jours bassement: par quoi, outreles brandies mortes ou fleslries, lon leuren ostera des vifves tout ce qui sentre-pressera et excédera la convenable hau-teur de larbre , les couppant et roignantavec des serpes bien esmoulues, durantle printemps et lesté, pendant quilssont en sève. Avec longle aussi, leurostera-on les bourgeons superflus, crois-sons en mauvais endroits ; par ce moyenles arbres desebargés doppresse, fructi-fieront vigoureusement.

Temp S de C eci est observable , que de se liasterou enfermer. cle couvr i r ou denfermer les arbres, sansattendre larrivée des froidures ; pour ledanger quil y a, quà limpourveu, ellessurprennent les arbres en campagne :dont est beaucoup meilleur sadvancertrop, que retarder tant soit peu. Cela estnéantmoins restraint à la saison : carquelques-fois avient, que lautomne estfort tempéré, voire y reste-il beaucoupde la chaleur du précédent esté, dont pardaucuns elle est dicte, en Octobre et No-vembre , lestivet de Sainct-Martin. Ence cas, lon laissera les arbres à descou-vert, jusques à apparence de changementde temps ; par ce moyen, raccourcissantle terme de lemprisonnement des arbresà leur utilité : car ils sen treuveront tantmieux au bout de lannée , que moins enhyver auront demeuré sous les couver-tures. Pour la mesme cause, du froid,bien-que le printemps soit ja arrivé, fautdélayer à remettre ces arbres-ci à laer,jusquà ce que, la crainte du péril pas-Thcdtre dAgriculture , Tome II.

AGRICULTURE.

sée, par le rétrograde des froidures etgelées, ils demeurent en toute asseu-rance. Quand lon couvrira ou enfermeraces arbres, sera prins garde que leursfueilles soyent bien sèches : partant,clioisira-on un jour clair et serain, nonjrluvieux ne bruineux ; car en tel estât,se conservent-ils mieux sous les couver-tures, que sils estoientchargés de rouille.Avisera-on à les remettre en leur premierregard du ciel, pour ne les esloigner deleur naturel que le moins quon pourra.

Seront lors les arbres deschargés de partiede leurs fruicts et fleurs , cest assavoir ,de tout le langui et de peu despérance,pour donner tant plus de moyen au res-tant de faire bonne fin.

Ne se peut exprimer la grande beauté P i iS irde ces précieuses plantes , provenante , [221

et de limmortelle et esclatante couleur arbre '-verte de leur ramage, et des bonnes qua-lités de leurs fruicts, qui, contre le natu-rel de tous aulres, demeurent attachésaux arbres la plus grande partie de lan-née: et ce qui en augmente la grâce, est,quon en void, à la fois, sur mesme tige,des petits, des moyens, des grands, voireleurs fleurs les accompaigner très-longue-ment , causans très souefve senteur èslieux ils sont enfermés. Ce sont voi-rement délices de princes et grands sei-gneurs , que deslever ces excellons arbressous aer contrariant à leur naturel : enquoi leur magnificence est plus aisémentadmirée quimitée. Mais ès endroitssans excessive despence , ces arbres peu-vent saccroistre et fructifier: avec le plai-sir , le profit y est recogneu très-bon, pourles deniers quon tire de leur despouille,dont rien ne se perd. Car soyent les fruicts r* P r«fit

A , 111 quion en lire.

meurs, ou non, les marchands acùeptent

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