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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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toutes matières quils estiment servir pourdéfence , les mettans dans terre pargraines meslingées par - ensemble : etainsi en composent des bayes confuses ,marians par, toutes sortes de buissons,de ronces, de roziers sauvaiges. Autres,sans prendre la peine de semer ces grai-nes- , les incorporent ensemble dans laterre clairement destrempée avec de leau,y meslans du fumier : et de telle compo-sition frottent une longue corde de jong,quaprès avoir séchée , ils plantent quatredoigts dans terre en lieu convenable, latendans roidement 5 et laissent leverles semences , desquelles sefaict la liaye,laquelle par ageancement à la serpe etau lioiau , tasclient de la faire croistreet fortifier. Mais quelque traictementquils y facent, jamais napproclie en va-leur celle de laubespin, tant par nestresi forte, ne si grande durée, que pouroccuper trop de place , ne pouvant secontenir en peu de lieu , comme lau-bespin (170).

Le houx saccommode aussi très-bienen baye, par avoir toutes les qualités re-quises à tel service : de force, pour con-server ce quil enceint, à cause de la-bondance des piquerons estons en sesfueilles : de longueur de vie, résistantcontre la violence des temps : et au boutde cela, estant plaisant à la veue , pourla verdeur luisante et perenne de sesfueilles. 11 aime laer froid, et la terrenon trop forte : vient mieux de plant en-raciné que de semence : sentretientavec modéré labeur : se laisse gouvernerà la serpe , dont on le ployé comme londésire (171).

Voici dune autre sorte de liaye, et

iie-iaunun) 111 f* *

par leun ti- belle et serviable, toutes-fois tenant plus

Houx.

uîrbret ten-tre- brassant

de ceste qualité-, que de ceste-ci. Cestpourquoi principalement lon lemployedans les jardinages, pour la division despropriétés, comme quand il convient-jiarer les vignes davec les vergers : lessaffranières, davec les chenevières : lesjardins potagers , davec les bouquetiersou médécinaux : de dresser des allées oupourmenoirs , et autres gentillesses. Detoutes sortes darbres, dont le tige estlong et droict, sans tortuosité , dresse-onceste liaye, comme de meuriers blancs ,de pruniers, de guiniers , et sur tousautres de saux. Pour planter ces arbres ,un fossé comme celui de la vigne est faict,puis dans icelui deux arbres joignans en-semble sont posés distans tels assembla-ges lun de lautre, denviron deux pieds,et après en avoir couvert les racines avecde la terre, les troncs sont escortés desdeux mains, les faisans pendre des cos-tés , afin de sentre-croiser à la manièredu plomb des vitres ( en ceci vous servantde modelle ), et de mesme quen elles,causer en cest endroit des quarrés vuidesen rhombe ou lozange. les arbres

CJ

sentre-couppent, conviendra les inciserun peu, ostant de lescorce et un peu debois de chacun, et les lier avec un ozierpour les faire reprendre, comme ente :ce quils feront certainement, pourveuque les arbres soyent en sève ; commo-dité quon observera en cest endroit. Parainsi, estans comme soudées les sectionsdes arbres, iceux mariés ensemble, fe-ront un corps tout-dune-pièce, unis parleurs troncs , seulement se séparons èsextrémités , et rejettans selon leurnaturel, vivans en telle union, autantlonguement que séparés, moyennant rai-sonnable culture. Lon pourra enter tels