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Tome II.
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SIXIESME LIEU

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espèces, et qui en diffère en ce quelle est an-nuelle, et veut être resemée chaque année. Saculture estconnue de toutle monde. Nous avonsencore aujourdhui la giroflée de Mahon ( chei -ranthus maritirnus) , petite plante annuelle fortagréable en bordures. ( V.)

(92) Quoique le nom de muguet soit bien' connu pour appartenir au convallaria majalis,et cela, à ce quil paroît, depuis fort long-temps,il est probable cependant quOlivier de Serres a voulu parler ici dune autre plante. En effet,le muguet ressemble bien peu aux giroflées ; sila de commun avec elles la précocité et la bonneodeur de ses fleurs, il en diffère très-sensible-ment par son port, ses feuilles , la forme et ladisposition de ses fleurs, ses graines , etc. , etaussi par sa culture et sa multiplication. Jecroirois donc que lauteur a pu entendre ici lajuliene ( hesperis matronalis ), qui a de très-grands rapports botaniques avec la giroflée, età laquelle larticle dont il est question sappliqueau moins aussi bien quau muguet. On sait quela simple se multiplie comme les giroflées, parses semences , et la double par la séparation deses pieds. (P-)

(ç/ 3 ) Outre ces différentes variétés de violettes( viola odorata) , il en est encore de doubles deplusieurs couleurs , et aussi une simple, ditedes quatre saisons , qui fleurit pendant presquetoute lannée. (U.)

, (94) La culture des violettes, cest-à-dire ,

la multiplication par la séparation des pieds,convient bien à la pensée vivace ( viola grandi-Jlora ) , mais non pas à la pensée ordinaire desjardins ( viola tricolor) , qui, étant annuelle,ne se perpétue que par les semences. {V-)

(q 5 ) La marguerite, dont il est ici question,est la petite marguerite ou pâquerette , em-ployée en bordures ( bellis perennis). Le belaster, appelé reine marguerite (aster Chinensis ),qui décore aujourdhui nos parterres , nétoitpas encore venu de la Chine à cette époque. ( V).

(96) Le grand souci , appelé passevelours,nest sans-doute quune variété du souci des

jardins (calendula officinalis') , plus perfection-née. Le mot de feuilles paroît employé ici parOlivier de Serres pour celui de pétales. Parmiles autres calendula, il en est quelques-unsassez jolis pour être cultivés , et entrautres lesouci pluvieux ( calendula pluvialis ), qui pos-sède , à un certain dégré , la propriété dan-noncer la pluie. (U.)

(97) Le passevelours immortel paroît êtrenotre amaranthe passevelours (celosia cristata),et le branchu, ce cpje nous appelons amarantheà queue de renard ( amaranthus caudatus ).Cependant le défaut de description bien exactepeut laisser quelque doute sur cette synonymie,aussi bien que sur celle de beaucoup de plantesdont Olivier de Serres a parlé. ( V- )

(98) On a aujourdhui un grand nombre devariétés de passeroses ( alcea rosea ) , quant àla couleur des fleurs , et entrautres une noire,ou au moins très-brune , qui est dun effet su-perbe. Celle de la Chine {alcea Sinensis), beau-coup plus petite que les autres, et dont lesfleurs sont panachées de rouge et de blanc , estaussi fort jolie. Ces plantes ne sont pas an-nuelles , comme le dit lauteur , elles durentdeux et trois ans, quelquefois même davantage,sur-tout la grande espèce. ( V-)

(99) La disposition des fleurs de lhéliantheannuel ou tournesol ( helianthus annuus) àsuivre les mouvemens du soleil, nest pas sansquelque fondement, mais elle a été exagérée parles Anciens , et ne peut être regardée comme uneloi particulière à lorganisation de cette plante.On sait que toutes les plantes en général re-cherchent lair et la lumière , et que par cetteraison plusieurs tendent, dune manière sen-sible , à se diriger vers le soleil. Bonnet a re-marqué que presque tous les épis de blé dunchamp , à lapproche de la maturité , sinclinentvers la partie de lhorison que parcourt le corpssolaire, cest-à-dire depuis le point du levantjusquà celui du couchant, et presque jamaisvers le nord. La Physique des Arbres, de Duha-mel , et les ouvrages de tous les physiologistesmodernes , renferment un grand nombre dob-servations et dexpériences, qui ne laissent au-cun

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Idem ,ligne 3o.

Idem ycolonne II tligne i3.