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SIXIESME LIEU
qu’il indique , doivent être révoquées en doute.
Renouée. Voyez Crespinette.
Scabieuse ( scabiosa arvensis ). L’usage decette plante, autrefois très-fréquent, diminuetous les jours.
Aigremoine ( agrimonia eupatorium). Cetteplante est un peu astringente , et sert à ce titredans les hémorrhagies. Mais on a beaucoupexagéré ses propriétés, et on l’abandonne pres-que tout-à-fait.
Fumeterre ( fumaria officinalis ). Cetteherbe est véritablement utile à conserver dansles pharmacopées : sa principale propriété est deguérir les diverses affections cutanées ; elle pa-roit exercer cette action en donnant du ton auxvaisseaux , et en évacuant, soit par les selles,soit par les urines.
Fougè re (polypodiumfilix mas etfœmina ).Le vulgaire , du temps de notre auteur , avoitraison : la fougère porte réellement des fruitsqui sont agglomérés à la surface inférieure desfeuilles , et qui mûrissent en été. Ses fleurs sontencore mal connues : sa racine sert à l’expulsiondu taenia.
Mourron (anagallis arvensis). Les proprié-tés attribuées à cette plante par Olivier de Serres , ne sont admises par aucun praticienmoderne , et je ne vois pas même qu’elles aientété autrefois affirmées par aucun médecin dis-tingué ; on a beaucoup vanté le mouron commeremède de la rage , de la manie et de la mélan-colie ; mais ces prétendues vertus sont plus quedouteuses.
Serpentaire ( aristolochia serpentaria).Sa racine peut être employée avec économie ,contre les fièvres intermittentes , à la place duquinquina , ou mélangé avec lui.
Gleteron ( arctium lappa). La décoctionde la bardane est très-utilement employée pourexciter les urines , et provoquer la transpira-tion. Sans croire à toutes les propriétés citéespar notre auteur, on ne peut disconvenir quecette herbe ne soit d’une véritable utilité.
Scrophulaire ( scrophularia nodosa). Elleest maintenant hors d’usage $ son introduc-tion dans la médecine date du temps où l’oncroyoit que les parties des plantes dévoientguérir les maladies avec lesquelles elles avoient
quelque ressemblance extérieure : ainsi la ra-cine de la scrophulaire étant noueuse, on a cruqu’elle devoit guérir les tumeurs scrophuleuses.
Arreste-beuf ( ononis spinosa ).
Piloselle (hicraciurn pilosella). Tout-à-fait hors d’usage.
Absinte ( artemisia absinthium). Cette herbeest fort amère, et l’un des stomachiques les pluspuissans que l’on connoisse ; mais il faut se dé-fier extrêmement de ses prétendues propriétéscontre les ulcères , les maux d’oreille, etc.
Quinte-fueille (potentilla reptans). Laseule propriété de cette plante qui paroisseconstatée , et la seule que notre auteur omette ,c’est de guérir les fièvres intermittentes ; maissous ce rapport même , elle est inférieure à laplupart des fébrifuges.
Eufraize ( euphrasia officinalis ). Elle con-serve encore la réputation d’ophthalmique ,quoiqu’elle soit presque par-tout hors d’usage,et que son utilité ne soit prouvée que par desexemples douteux : dans quelques cas elle paroîtavoir été nuisible.
Esclaire. Olivier de Serres confondici deuxplantes très-distinctes : la grande éclaire ( che-lidonium majus) est une herbe à suc jaune ,âcre et fétide , qui est en effet douée de la plu-part des propriétés qu’il indique, et qui, deplus , est un peu fébrifuge : la petite éclaire(ranimeulus ficaria ) , quoique d’une famillesuspecte, est si douce , qu’elle peut être em-ployée comme légume; j’ai moi-même mangéles feuilles de la ficaire , accommodée commedes épinards , et elle m’a paru saine et agréable:cette plante est très-commune au printemps dansles prés humides et sur les bords des ruisseaux.
Bistorte ( polygonum bistorta). Sa racineest un astringent très-puissant, et qu’on ne doitemployer à l’intérieur qu’avec précaution.
Herbe- aux-touilleux ( delphinium sta-physagria).
Herbe-aux-pulces ( plantagopsyllium).
Herbe-aux-teigneux ( tussilago petasites).Les assertions, sur les vertus de cette plante, ré-pétées dans la plupart des anciens ouvrages , nesont appuyées sur aucune expérience positive.
Pervenche ( vinca nunor). Elle est presqueentièrement hors d’usage.
Senesson