DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE. 481
Senesson (senecio vulgaris). Elle est tout-à-falt inusitée , excepté pour la nourriture despetits oiseaux.
Bacinet. Renoncule (ranunculus). Olivier de Serres ne comptoit que six à sept renoncules, lesbotanistes en comptent aujourd’hui quarante-quatre , et les fleuristes un bien plus grand nom-bre. Au reste, toutes les plantes de cette famillesont suspectes , et on ne les emploie plus enmédecine, mais elles font toujours l’ornementde nos parterres, et leur culture a été traitée endétail dans un ouvrage particulier. (AT.)
Chèvre-fueilee ( lonicera caprifolium).Cet arbrisseau , très - agréable dans nos bos-quets , n’est jdus d’usage en médecine. Voyez cequ’en dit notre auteur , ci-devant, chapitre X,page 278, colonne II, et la note (72) de ce Lieu,page 465 , colonne II. ( H. )
Lierre-terrestre (glechoma hederacea).Parmi les drogues indigènes et domestiques ,celle-ci est encore une des plus estimées, commevulnéraire et apéritive.
Pas-d’asne. Tussilage ( tussilago farfara).Est peu employée aujourd’hui. ( 5 V.)
Lysimachie. Dans cet article, Olivier de Serres semble avoir confondu deux plantes , lalysimachie jaune (lysimachia vulgaris ), appeléeenfrançois , corneille , qui n’est d’aucune utilitéen médecine ; et la salicaire , lysimachie rouge(lythrum salicaria ), qui est astringente, et en-core employée dans quelques pays contre lesdiarrhées et les dyssenteries.
Barbe-de-chèvre Çspirœa aruncus) , et lareine des prés (spirœa ulmaria). Elles sont unpeu astringentes , mais hors d’usage.
Gentiane. La grande gentiane (gentianalutea). Elle est encore très-employée ; c’est unbon stomachique , amer , fébrifuge , etc. ; lesvétérinaires en font un fréquent usage dans lesmaladies des bestiaux. ( H. )
Cabaret (asarum Europœum). La racine ducabaret doit être sur-tout recommandée commeétant la drogue indigène qui peut le mieux rem-placer l’ipécacuanha : ses autres propriétés sontéquivoques.
Verge-d’or (solidago virga aurea). Elle estpeu employée maintenant.
JVIors-du-diable. Scabieuse des bois ( sca-
Théâtre cTAgriculture 3 Tome JJ.
biosa succisa). Son usage devient tous les joursmoins fréquent.
Betoine ( betonica officinalis) . Les Grecs at-tribuoient de grandes propriétés à leur Bsramcs,mais il n’est nullement prouvé que l’herbe dontils parloient, soit la même que celle à laquellenous donnons le nom de betonica : la nôtre par-ticipe aux propriétés communes à toutes les la-biées, mais paroît se distinguer, parce que saracine est un peu purgative et émétique.
Seau-de-Salomon. On confond vulgaire-ment sous ce nom les convallaria polygona-tum, multiflora exlatifolia. Ils sont hors d’usage.
Scolopendre (asplénium scolopendrium).Elle est un peu astringente , comme les autresfougères.
Langue-de-chien (cynoglossum officinale').Elle est maintenant peu usitée , si ce n’est dansles pillules de cynoglosse, qui doivent probable-ment presque toute leur vertu à l’opium qu’ellescontiennent.
Langue-de-serpent (ophioglossum vulga-tum). Elle est hors d’usage.
Germandrée-d’eau (teucrium scordium).L’usage le plus précieux de cette jflante est deservir dans les cas de gangrène , comme anti-septique et tonique.
Tourmentille ( tormentilla erecta ). Saracine est astringente au point d’être employéepar les faneurs dans quelques pays : c’est à cetitre qu’elle sert dans les hémorrhagies, les ul-cères , les dyssenteries.
Campane ( inula helenium). Elle est em-ployée dans les campagnes comme la gentiane ;c’est un remède à conserver. ( H. )
Curage {polygonum hydropiper). Son usageest maintenant abandonné. Il est inutile d’a-jouter que depuis long-temps on ne croit pointà la diversité d’action des drogues , selon lesens dans lequel on les applique.
Pied-de-lion ( alchemilla vulgaris). Elle estastringente comme presque toutes les rosacées ,mais elle est maintenant peu ou point employée.
Gremil ( lithospermum officinale ). Elle esthors d’usage.
Chardon-a-cent-testes. On se sert peu decette plante , et on emploie indifféremment laracine de l 'eryngium campestre, et de Veryn-
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