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SIXIESME LIEU
gium maritimum. Je ne crois pas au reste quejamais aucun médecin l’ait regardée commeanti-siphilitique.
Peucedane ( peucedanum officinale'). Elleest hors d’usage maintenant; il me paroit mêmequ’on ne counoît pas exactement la plante dontles Anciens ont parlé sous ce nom , et quemême les botanistes modernes de divers paysappliquent à différentes ombellifères le nom depeucedanum officinale.
Graterox ( galium aparine). Il est de peud’usage aujourd’hui.
Pa riet a ire {parietaria officinalis). Sespropriétés sont peu marquantes , et son emploidiminue de jour en jour.
CHARDON-BÉNiTfcentonrea benedicta). Cetteplante est moins employée aujourd’hui qu’ellene l’étoit autrefois ; on reconnoit cependantqu’elle est utile comme amer dans les fièvresintermittentes.
Vervaine ( verbena officinalis). Seroit-cela verbena supina, que notre auteur désigneici sous le nom de vervaine femelle ? L’une etl’autre sont hors d’usage, après avoir eu la ré-putation de guérir presque tous les maux.
Mauves. Toutes les malvacées sont émol-lientes : on emploie de préférence Valthœa of-ficinalis , et le malva sylvestris.
Véronique. La véronique mâle ( veronicaofficinalis) est une herbe amère et astrin-gente très-utile , et assez généralement em-ployée. J’ignore de quelle plante Olivier deSerres veut parler sous le nom de véronique fe-melle , car aucune véronique n’a la fleur jaune.
Saxifrage. Cet article paroit désigner lasaxifraga granulata, dont la fleur est blanche :mais qu’est-ce que cette saxifrage à fleur jaune?Au reste, elles sont toutes hors d’usage , et leurprétendue vertu lithontriptique semble due àune fausse explication de leur étymologie.
Pivoine ( pæonia officinalis). Elle a été van-tée comme anti - épileptique , mais sa réputa-tion s’est évanouie depuis qu’on a soumis cetteplante à des expériences plus exactes : la beautéde ses fleurs lui a fait , comme on sait, accor-der une place dans les parterres.
Herbe-au-turc {hemiaria glabra). Elle estun peu astringente, mais tout-à-fait abandonnée.
Branche-ursine ( acanthus mollis). C’estun émollient peu employé maintenant.
Aristolochie ( aristolochia rotunda, et aris-tolochia longa). L’action des racines d’aristolo-che comme einménagogue est contestée, commecelle de tous les médicainens de cette classe.
Mille-pertuis . On emploie indifféremmentles hypericum perforatum et quadrangulum ; cesherbes sont un peu amères et vulnéraires. LesAnciens leur ont attribué de nombreuses pro-priétés , de la réalité desquelles les Modernessont peu convaincus.
Pied-de-veau ( arum maculatum).Uus&gede cette plante tombe en désuétude ; cepen-dant sa saveur âcre et fortement stimulanteindique des vertus qui, bien constatées et biendirigées , pourroient devenir précieuses. Sa ra-cine contient une assez grande quantité de fé-cule, et pourroit être employée comme aliment,après que la torréfaction ou l’ébullition l’auroitdépouillée de son âcreté.
Ive - atritique. Il faut lire probablementive-artritique ; nom qui a été donné autrefoisau teucrium chamcepitys, à cause de son utilitédans les douleurs arthritiques.
Bugle. On confond sous ce nom les ajugapyramidalis, Genevensis et reptans, que les bo-tanistes ne distinguent qu’avec peine ; d’ail-leurs , ces plantes sont maintenant inusitées.
Carline ( carlina vulgaris). Cette plante esthors d’usage , comme cela arrive à plusieurs decelles auxquelles les Anciens avoient attribuéles vertus les plus extraordinaires.
Franxinelle ( dictamnusfraxinella ). Cetteherbe est plutôt cultivée maintenant commeplante d’ornement, que comme plante médi-cale; elle mériteroit peut-être de fixer davan-tage l’attention des gens de l’art.
Germandrée. Cet article est relatif à deuxplantes: teucrium scordium, qui naît dans leslieux aquatiques, et dont j’ai parlé plus haut;et teucrium chamœdrys, qui naît dans les ter-reins secs, et qui est peu employée.
Nicotiane . Sous le nom de nicotiane mâle,Olivier de Serres paroît désigner la nicotianatabacum; et sous celui de nicotiane femelle,la nicotiana rustica; l’une et l’autre peuventservir à la fabrication du tabac , mais la pre-