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mandent une solidité à toute épreuve. Cet arbren’est point dioïque , comme le dit Olivier de Serres . ( !.. B.)
On cultive aujourd’hui dans les jardins d’agré-ment l’espèce appelée sorbier des oiseleurs ( sor-bus aucuparia). C’est un arbre droit, rameux ,de huit à neuf mètres ( plus de vingt-cinq pieds )de haut, dont les fruits d’un beau rouge , engrappes abondantes , font un très-bel effet dansles massifs où ils se conservent tout l’hiver.
Voyez ce que j’ai dit de la boisson dont parleici Olivier de Serres , et de la manière de lafaire, dans le tome I, Lieu III, chapitre XV,page 399, à la fin de la note (108).
Voyez aussi pour plusieurs de ces arbres frui-tiers , cette même note (108), et celle qui laprécède , par notre collègue M. Cels. {JJ.)
(142) Le cornoaillier ou cornouillier, impro-prement appelé mâle ( cornus mas ) puisqu’ilest toujours hermaphrodite, se multiplie parsemence , par marcotte, par plant enraciné , etpar boutures. O11 11e le greffe que rarement, etpresque toujours en fente. Il produit plusieursvariétés , dont l’une à gros fruits rouges ( c’estl’aournier des Provençaux ), l’autre à fruits jau-nes, et l’autre à fruits blancs. On mange ses fruitscruds , ou en compottes , mais il faut attendrequ’ils aient acquis toute leur maturité, mêmelaisser compléter cette maturité sur la paille , carsans ces précautions , ils sont fortement acerbes.On en fait aussi un vin qui fournit de l’eau-de-vieet du vinaigre.
Le bois du cornouillier est très-dur , et sert àfaire des ouvrages de tour, des cerceaux , deséchalas : il seroit propre à beaucoup d’autresusages, si on en avoit de forts et beaux échan-tillons , mais on le laisse rarement croître enarbre sans le mutiler. Sa propriété de ne jamaismourir, c’est-à-dire de repousser par ses racineslorsqu’il s’est desséché , le rend très-propre àservir de limite aux propriétés forestières. Aussil’emploie-t-on fréquemment à cet usage , sousle nom de pied carnier. On en connoît cpti ontplus de six cents ans constatés. ( L. B.)
(1 43 ) Le néflier (mespilus Germanica), qu’onne connoit plus sous le nom de meslier , est
moins recherché aujourd’hui qu’autrefois. On 3,,en met cependant encore quelques pieds dans ÿj"”"" 11les vergers pour faire variété. Il n’y a rien àajoutera ce qu 'Olivier de Serres dit de sa cul-ture. Il offre plusieurs variétés, dont la plusintéressante est celle à fruits sans pépins. ( L. B.)
044 ) tous l es arbres exotiques cultivésen Europe , il n’en est point qui présente desavantages plus nombreux que le noyer ( juglansregia ); toutes ses parties donnent ou peuventdonner un produit. Comme le dit Olivier de Serres , il aime les vallons et la terre argileuseun peu humide, c’est-à-dire qu’il y prospèremieux que dans les plaines et sur les plateauxélevés. On le multiplie presque exclusivementde semence , soit à raison de la facilité, soit parl’importance de donner aux arbres qui en ré-sultent de bonnes racines propres à résister auxorages. Les noix se mettent en terre peu aprèsqu’elles sont tombées de l’arbre, ou bien on lesconserve dans la cave jusqu’au printemps. On legreffe en fente, en écusson , et sur-tout en canonou en flûte, c’est-à-dire par juxtaposition , ma-nière presque abandonnée aujourd’hui dans lespépinières des environs de Paris , mais qu’onemploie encore beaucoup pour lui dans les par-ties méridionales de la France . On lui forme latète en le taillant toutes les années , ou toutesles deux années, pendant sa jeunesse, et quandune fois il a acquis sa croissance, le mieux estde n’y point remettre la serpe, à moins qu’il n’yait des branches mortes à enlever. Lorsqu’il a étégelé , et cela lui arrive quelquefois , même dansles parties méridionales de la France , il fautrabattre jusqu’au tronc , afin qu’il pousse denouveau bois ; car plus on peut le couper court,dans ce cas , et plus on doit être assuré de sonrétablissement.
Les variétés les plus communes sont :
Le noyer à gros fruits , dit noix de jauge ;cette noix est grosse comme un œuf, mais n’estpresque jamais remplie par son amande, quiavorte même souvent.
Le noyer à mésange, ou à bois tendre. liadeux sous-variétés , à fruit rond , et à fruit long.
Le noyer à gros fruits ronds , qui a égalementdeux sous-variétés de forme.