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Tome II.
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SIXIESME LIEU

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dans les ouvrages de Casaux, de Dutrone et deCossigny, des détails très-étendus sur cetobjetsiimportant aujourdhui au commerce en général,et aux besoins de la vie en particulier. ( H. )

(i5o) La même observation que je viens defaire sur la culture de la canne à sucre , peut êtrefaite à légard du cotonnier ( gossipium herba-ceum, ), quoique parcourant les phases de savégétation avec plus de rapidité que la première.On a essayé, à diverses reprises , den planter enProvence et en Languedoc, il a bien levé , bienpoussé , bien fleuri, au moyen des soins et desabris , mais très-peu de capsules sont venues àmaturité avant les gelées , et elles ont toujoursdonné du coton plus court et plus cassant quecelui venant de pays plus chauds. Les bénéficesnont donc jamais pu couvrir les dépenses , cequi a fait renoncer à cette culture en France ,excepté dans les jardins de botanique et dansceux de quelques amateurs de culture. ( L. B.)

CHAPITRE XXVII.

(i5i) La culture des arbres à fruits a éprouvédes changemens notables depuis lépoquevivoit Olivier de Serres ; nos vergers sont cons-tamment séparés des jardins légumiers , oumieux, on nappelle plus verger un jardin quel-que chargé quil soit darbres à fruits. Ainsi,cultivant dans les jardins les meilleures espècesde fruits , nous sommes déterminés à ne faireque le moins possible de dépense de culture dansnos vergers réservés aux espèces les moins pré-cieuses et les plus rustiques. En conséquence ,nous en cultivons moins le sol pour les arbresmêmes , que pour le produit que nous en pou-vons tirer. Une partie des sages indicationsd 'Olivier de Serres ne leur est donc plus appli-cables , mais toutes sont bonnes à pratiquer lors-quon veut tirer de son verger le plus grand partipossible, (j L. B.)

(l5z) Quand les arbres sont suffisammentespacés , cest-à-dire beaucoup , il est toujourspossible , comme le dit notre auteur , de rem-placer un arbre mort , avec espérance de voirprendre , au remplaçant, rang parmi les autres ;

mais, pour cela, il faut mettre en pratique leprincipe des assolemens , cest-à-dire ne pas lesuppléer par un arbre de la même famille, ou dumême genre , et encore moins de la même es-pèce. Un propriétaire éclairé remplacera , enconséquence , celui qui porte des fruits à pépinspar un autre portant des fruits à noyaux, et ré-ciproquement , ou sil ne le peut pas , il substi-tuera un cerisier à un prunier , mais jamais unpommier à un pommier.

La plupart des arbres des vergers , quoi quendise Olivier de Serres , et le noyer principale-ment , nont besoin de culture que pendant leurspremières années. Lorsquils ont acquis assezde force pour aller chercher leur nourrituredans les couches inférieures du sol, les labourssuperficiels ne produisent plus sur eux que deseffets insensibles 5 car leurs résultats pour touteespèce de plante , étant 1 °. de diviser la terrepour la rendre plus perméable à leurs racines ;2 °. de donner au carbonne de lair les moyensde se fixer ou de se décomposer ; 3°. de faciliterà leau lentrée dans le sol : or , dans les deuxpremiers cas , les racines nen profitent pas, etdans le dernier, elles peuvent sen passer desannées entières , du moins dans les parties sep-tentrionales de lEurope , et dans les sols qui nesont pas sablonneux. Larrosement dun vergerest une chose immémorable aux environs deParis . ( L . B.)

Cl 53) Quoique dans mon opinion on puissese dispenser de labourer les vergers pour lesarbres qui y sont plantés , lorsquils sont parve-nus à un certain âge , cependant comme celane leur peut faire aucun mal, et au contraire ,il est bon , comme le dit Olivier de Serres , dycultiver alternativement des gros légumes et desplantes fourrageuses , selon la nature du sol. Laluzerne 11 e doit pas être plus proscrite quuneautre de la rotation de leurs assolemens , dumoins dans le climat de Paris , on est rarementforcé de recourir aux irrigations , comme je laidéjà observé dans la note précédente. ( L. B. )

( 1 54) Les pois chiches, les orges , les millets,les chanvres et les lins, qu Olivier de Serres re-pousse de lassolement des vergers, sont effecti-

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