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Tome II. IIe. Partie.
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SEPTIESME LIEU

touche à la terre ferme du fossé ès costés,ains à iceux est ad-joincte une muraille ourempar dargille, dun pied despesseur,pour retenir leau. Ces trois choses sefont à la fois, ne souffrans le prémarcherlune de lautre j cest assavoir, le hausserde la muraille du puits, tous-jours avecpierre sèche ou brique j celle des costésou le rempar, avec de largille ; et lecombler de lentre-deux , qui est le gé-néral de la cisterne, avec du sablon ,haussant le tout à niveau, jusquà per-fection , qui est le bord de la fosse , la-quelle , par ce moyen , est recomblée.Lors le puits est achevé de bonne maçon-nerie , cest à dire, ce qui sursaille horsde terre , est basti à chaux et sable ,la gueule ou bord est posée, façonnée enpierre de taille,tant richement quon veut.

Leau de la pluie se recueille à la ma-nière des autres cisternes , par canauxattachés ès couvertures du logis, et icelleeau est conduicte dans la cisterne rempliede sablon ; parmi lequel elle se mesle etse distille dans louverture du puits , parle travers des joinctes des pierres ou bri-ques non cimentées : pour laquelle causela muraille du puits est bastie sans mor-tier. Leau se conserve très-bien dans lesablon, bonne et fresche, à travers du-quel passant, comme par un alambic ,se purifie. Lon la tire du puits commedes autres communs ; et à ce que les seauxemployés à ce service , nenlèvent le sa-blon estant au fons du puits, au détri-ment de leau , faut accommoder despierres, par le rencontre desquelles lesseaux ne puissent toucher au sablon, dontleau sortira claire et nette. Largille pources usages-ci, est choisie bonne , sansaucunes pierres, pestrie et battue à la

manière des tuilliers. Lon en faict desgrosses boules , pour en faciliter lappli-cation, lesquelles on jette sur lœuvre avecviolence , ainsi escartant largille pourlaffermir au lieu j puis à-tout les mains,lon achève de lageancer, tant curieuse-ment quaucune ouverture nest laissée ,ni en bas, ni ès costés , à ce que leau nese puisse perdre : et par mesme moyen ,engarder que les eaux estrangères venansde dehors, nentrent dans la cisterne. Sile lieu de la cisterne est terre ferme , lafosse est creusée à plomb, à fons de cuve :si mouvante ou sablon, en pente ou entalus, pour saccommoder lon est.A trois pieds de la superficie du plan dela court, du costé de la venue de leau,est laissé un petit puits rond, large enson diamètre de deux pieds et demi,profond de quatre à cinq pieds , basti àpierre sèche, comme le grand, ou avecde la brique , dans lequel les tuiaux descouvertures du logis , vuident leau de lapluie : estant, elle seschape, par len-tre - deux des pierres et briques sallantrendre parmi le sablon , qui la reçoit, ouelle est retenue par le rempar dargille ,comme a esté dict. Ce petit puits est ap-pellé , cisternon. Il demeure tous-jourscouvert dune pierre de taille , exceptélors que pour le nettoyer des brossaillesque leau y peut emmener , lon le des-couvre, y remettant aussi tost la pierrequon en a liré les ordures. Est aussi ànoter , que le rempar dargille des costésde la fosse nest du tout si haut que lesablon du corps de la cisterne , ains de-meure bas, de demi-pied, afin que leausur-abondante , après avoir rempli lacisterne, verse par dessus , et se perdeparmi le terrain : autrement, au temps