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HUICTIESME LIEU
lits trous ou souspiraux, qu’on laisseraau bastiment, dessus le gril, près le borddu cliauderon ; dont le vent passant, al-liunera le feu à volonté sans soulier, ainsiqu’on le pratique ès fourneaux à vent, èsgrandes fontes de l’artillerie. Une petitecheminée y sera accommodée, pour re-cevoir la fumée, la vuidant en hors , à cequ’elle 11’iinportune. Et afin aussi que letrop de vent ne soit nuisible, et la porteou gueule, et les trous, se fermeront àvolonté, à cela appropriant telles ouver-tures: parle moyen de laquelle aisance,quand l’on voudra, le feu s’estouffera dansle fourneau, tempérant par ce moyen sachaleur, à l’utilité de l’ouvrage. Demesmeseront dressés les autres fourneaux, toutes-fois, sans cliauderon, aulieu duquel, c’està dire, en l’endroit du fourneau où lefons du cliauderon attaignoit, sera miseune plaque ou platine de fer toute uniesans aucun trou , et ce sur le gril, entre-deux réservant la distance requise pourle feu de bois ou de charbon : sur laquelleplaque, l’on mettra du sablon, ou descendres, ou de limeure de fer des serru-riers , ou de l’escume de fer des marcs-chaux, battue et mise en poudre, pour yasseoir le cul de l’alambic, d’autant l’es-loignant du feu. Ou bien sans aucuneplaque , l’on dressera le fourneau, maisce sera à la charge de n’y faire autre feuque de charbon ; attendu qu’estans sansplaque, le cul de l’alambic se monstredescouvert au feu, et celui de flamme luiestant contraire pour sa violence , faudrase servir du seul charbon. En un seulfourneau , l’on pourra accommoder plu-sieurs alambics, à ce qu’à moindre des-pence, ils s’escliauffènt d’un seul feu. Lenombre en sera, toutes-fois , restreint à
trois ou quatre,lequel suffira pour nostremère - de - famille : laissant le grandnombre, aux apoticaires qui font mar-chandise des eaux distillées (j 5 ).
Voilà quant aux fourneaux. En suitedirai, que les alambics sont composés dedeux pièces principales, assavoir, du vazedict récipiant ou contenant, à cause desmatières qu’il reçoit et contient ; et del’autre, appellé chappe ou cloche', sous la-quelle s’amassent les vapeurs des matièresdistillées, qui se convertissans en eau, serendent dans une pliiole par un long bec.Le récipiant est de cuivre , afin de résis-ter à la chaleur, ce que mieux il faict quele verre. De tel métal, n’en sont pour-tant les eaux rien empil ées, parce qu’ellesn’y touchent nullement ; oui leurs ma-tières , ains à l’intérieur de la chappe ,d’où elles sortent, pures, non viciées ,par n’avoir tiré du verre aucune qualité,bonne ni mauvaise, pour laquelle cause,demeurent les eaux, en leur propre na-turel. L’on pourra bien faire de verrele récipiant ( qu’aucuns appellent aussi,corps), mais ce sera à la charge de l’em-ployer seulement au bain - de - marie ,non ès autres fourneaux ; et encoresconviendra n’estre eschauffé qu’à la va-peur de l’eau, de peur que le trop de sachaleur, bouillant, ne rompe le verre.La chappe de verre est tous-jours meil-leure que celle de terre , quoique vitrée;à cause que la terre donne quelque sen-teur à l’eau qui distille par elle ; et plus,tant moins la cliappe a servi : car la pre-mière fois qu’on la met en oeuvre , gasteles eaux, pour une importune senteurterrestre, que elle leur communique. Aquoi le remède est, de bouillir les nou-velles chappcs de terre, avant que de les
Des alam-bics.
Des chap -pcs de verreet dj terre.