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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE. 671

employer, en eau avec du son , et ce fortlonguement, pour les purger de telle ma-lingne odeur. Et parce qu’autant sujecteà casser est la cliappe de terre, que cellede verre , peu s’en faut, les deux crai-gnans le heurt et rude approche, com-ment qu’on les couvre , soit de paille ,soit de terre grasse , le meilleur sera dese servir seulement de verre , en cest en-droit, puis mesme que c’est avec asseu-rance de bien faire, et sans se donner la])eine d’en corriger le vice (comme l’onfaict de la terre pour les affranchir ), veuque le verre , sans moyen de soi-nnesme,est du tout bon et propre : sous toutes-fois résolution de bien mesnager tels fra-giles vazes , les esloignans , tant qu’onpourra , du danger d’estre cassés , pouren tirer long service. Ainsi préparés, etfourneaux et alambics, pour les mettre enoeuvre, convient, en suite, préparer lesmatières pour y distiller, c’est à dire, or-donnera la mère - de - famille, de -quellesdésirera tirer des eaux, afin d’espier ledroict poinct de les prendre, sans en lais-ser passer le temps et l’occasion , à ceque de toutes les eaux dont aura besoin,elle soit pourveue.

Quand Arrivé que soit le printemps, la pre-

commencer • \ >11/’ -1 • • 11 l

.i dhtuur, nnere eau qu elle tera distiller sera des

“^01. bourgeons et bouts de chesne , parcequ’il les faut prendre dès leur premièretendreur, sans leur donner loisir de s’en-durcir , qui est lors qu’on les void pa-roistre de l’arbre, n’estans à ce servicebons, après tel terme, pour leur durté.

Fieun. Les fleurs seront prinses en leur parfaictaccroissement, estons espanouies , sansiieries. attendre qu’elles deschéent. Les herbesde mesme , qui est lors qu’elles som t ennaiinei. fleur. Les racines seront les dernières

distillées, ne les pouvans employer quevers la fin de l’esté, lors ayans achevé decroistre. Après les bouts de chesne , lesrozes se présentent. Ce sont des plus re- n 0:es .commandables fleurs pour distiller, j’en-tens les incarnates , estant leur eau utileen plusieurs et divers services, et en l’a-pareil des vivres, et en médecines. Desrozes de Damas, tire-on de fort bonne etodorante eau : aussi des fleurs d’orance,

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de l’eau naffe. Les eaux médecinales , Fkur ,procèdent des fleurs de fève, de cicho-

* ' choree, etc,

rée , de buglose , de sauge , de rosma-rin, de souci, de sureau , d’ortie , etsemblables : toutes lesquelles fleurs se-ront distillées au bain-de-marie pour enavoir les eaux en parfaicte bonté, et na-turelle senteur. Et si la mère-de-familledésire ad-jouster aux naturelles facultésde ses eaux, quelque senteur, saveur ouautre recommandable qualité , le pourrafaire en enfermant dans le bec de l’alam-bic du musc , de l’ambre-gris, de la ci-vète, du succre , de la canelle, du gi-rofle , de la muscade , ou autres droguesprécieuses, telles qu’elle se choisira, lesaccommodant avec un peu de toile clairede telle sorte , que l’eau distillant soitcontrainte de passer à travers d’icellesmatières, pour en emporter la vertu.Touchant les herbes, infinies espèces y IItrlcdcen a-il de distillables , dont l’on tire scahiemr - >

7 huglose i etc .

grands services pour les bonnes eauxqu’elles rendent ; les principales sont, lesscabieuse , buglose, cicliorée, betoine ,aigremoine , plantain , camomille , la-vande, aspic, cliardon-bénist,rue, sauge,mente, rosmarin, mauve, guimauve,pimpernelle, valériane, thim, origan,nicoliane , capilli-veneris, sarriète, mar-jolaine , pourpier, pivoine. Les herbes