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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

comment sèches ont besoin, avant que les distiller,

la distiller. i > , , 1 l >

cl cslre un peu arrousees avec cle 1 eaucommune , afin d’exciter leur humeurpour la convertir en eau. Les trop hu-mides , d’cslre un peu mattées au soleil,ainsi les tcmpérans pour le bien del’oeuvre : mais celles qui tiennent le mi-lieu, sans autre préparation seront misesdans l'alambic. L’on se gardera de four-rer trop de matière dans l’alambic , depeur de destraquer tout, soit en faisantregorger l’eau par dessus , et en faisantbrasier les herbes par le dessous , ainsmodérément l’on chargera l’alambic. Lefeu aussi sera conduict avec modération ,et de telle sorte , qu’au commencementsoit petit, non violent, l’augmentant peuà peu , pour faire prendre aux matièrestout doucement la chaleur, qui servira enoutre , à la conservation des alambics ;quelques - fois , l’on distille l’herbe et lafueille tout ensemble : aussi meslinec-on

O

diverses herbes et fleurs, selon la néces-sité des remèdes aux maladies , à la ma-nière précédente.

Autrement. Outre laquelle, une autre subtile façonpour distiller est en usage ; niais c’estpour les plus précieuses matières , herbeset fleurs odorantes. Avec peu de mystère,l’on ouvre en ccst endroit. Sur un vazede cuivre ou de terre vitrée , est estenduun linge blanc et net attaché à l’entour,comme le fous d’un tambour , toutes-foisfort laschenient, pour pouvoir contenirles matières , sur lequel elles sont mises }c’est assavoir, les herbes et fleurs dont estquestion jiendantes dans le vaze : ellessont couvertes d’une plaque de fer ou decuivre, comme un plat-bassin : et pardessus la plaque, est mis du feu de char-bon , dont la chaleur eschaufïe les ma-

tières, qui rendent leur eau en bas aufous du vaze: pour laquelle cause, cestefaçon de distiller est, par les maistres enl’art, dicte , per descensu/n; comme aucontraire la précédente , per asccnsum ,par s’eslever en haut leur vapeur , seconvertissant en eau. Il se faut prendre Du/eu degarde de donner le feu, plustost foibleque fort, tel le désirant. Ainsi faisant,tirerés abondance de très-bonne eau,tost, et avec peu de despens (76).

Au soleil, sans feu, distille-on encores Dumur auplus subtilement, que par aucun autre 10 "'ordre , toutes herbes et fleurs précieuses,dont l’on retire les eaux du tout excellen-tes. Convient avoir deux phioles de verrede diverses capacités , les deux de colassés large et ouvert, toutes-fois inesgal,afin d’en faire entrer le col de l’une danscelui de l’autre, les joignans ensemble etles dressans l’uïie sur l’autre, à la manièredes éclipsidres ou horologes de sablon.

Dans la supérieure phiole, seront misesles matières qu’on voudra distiller , dontle bout du col, sera couvert d’une toileclaire et nette, puis fourré dans le vuide ,et là joinctes ensemble et bien lutées.

Ainsi accommodées, seront dressées sibienettant fermement, qu’elles ne soyentesbranlées : et exposées au soleil de midi,duquel la chaleur fera distiller l’eau desmatières dans la phiole inférieure etvuide, passant à travers du linge. Par cemoyen, aurés des eaux du tout pures,nullement esventées, fort nettes, à au-cunes autres du tout rien comparables enbonté, ains à cela toutes les surpassans,et aussi en longueur de durée (77).

Les eaux distillées seront mises ausoleil pour quelques jours, afin de leurfaire consumer lepblegmeet humeur plus

espès,