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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.

espès, qui les rend troubles, et qu’ainsideschargées , se puissent sainement con-server longuement. Toutes eaux indiffé-ramment 11e convient tenir au soleil, ainsseulement les froides, et les distillées aubain-de-marie : car les chaudes, et cellessorties des autres alambics, tout au re-bours convient les tenir en lieu liés ,enfouissans leurs phioles dans le sablonhumide, pour leur oster leur trop de cha-leur , qu’elles ont acquise par le feu.

préparatifs. Touchant les racines , ainsi que lesherbes seront-elles distillées : mais pourleur durté , conviendra les ramolir dansl’eau quelques heures , selon que pluselles seront sèches; desquelles la mère-de-famille choisira les plus propres, pourles remèdes où désirera les employer. Demesmefera-elle des semences, employantcelles qui le mieux lui viendront à-propos.jiuiirs par Aussi se pourveoira de plusieurs huiles

impression. , , , • i 1

medecmaux, comme de rozat, violât, tau-rin : d’huile de lis-blanc, de hieble, de ca-momille , de violètes-de-mars, de fleur desureau, de mille-pertuis, en latin, calen-dula (7b), etc. ; et à ce que ce soit avecmoins de mystère, se contentera de lesfaire par impression, comme l’on ajipelle,non par distillation , estant ce ouvragede maistres abstracteurs de quint’essen-ces, selon leur mestier, non d’une mes-nagère, qui n’en veut que pour ses usa-ges. Elle fera donques ainsi ses huiles.L’huile d’olive est le moyen de faire telshuiles, recevant toutes matières à ce des-Huiie om- tinées. L’huile procédant d’olives vertes,

pharsn. a pp e llé huile omphacin, est le meilleur,

au défaut duquel l’on se sert de l’autre,l’ayant au préallable lavé , mais c’estseulement pour les huiles réffigératifs,les autres se composans sans se donnerThéâtre d’Agriculture , Tome II,

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telle peine , avec d’huile commun. Lamanière de laver l’huile, est de le mesleren esgale portion avec de l’eau de fon-taine claire et nette , les mettans ensem-ble dans une terrine à large ouverture ,et après les avoir bien battus et remuésavec un baston , les laisser reposer jus-ques à ce que séparés , l’on retire l’huilenageant par dessus l’eau ; remuant l’huileen autre vaze , auquel sera mise de l’eausur l’huile, pour y estre lavé une secondefois, voire une troisiesme, pour tantmieux le préparer. Les fleurs requises, commentseront ad-joustées à l’huile ainsi lavé, parcest ordre. Ayés abondance de rozes ré- u ““ u 'centementeffueillées, mettés-les dans unephiole, et par dessus versés dudict huile,jusques à les en couvrir, sans toutes-foisen remplir la phiole, à laquelle demeureraun vuide, pour à l’aise y pouvoir bouillirl’huile. La phiole estant bien bouchée, seraexposée au soleil pour liuict ou dix jours,passés lesquels, fera-on le tout bouillirdans un poislon, sur feu de charbon ,

Cjuelque couple d’heures, un peu davan-tage;puis l’huile sera coulé à travers d’unlinge , exprimant violamment les rozespour leur faire rendre leur substance. Surl’huile coulé mettra-on encores des rozesnouvelles dans la phiole, laquelle bienbouchée, sera remise au soleil pour sept ouhui et jours, puis de-rechef l’huile bouilliet exprimé comme dessus , et en suitedes rozes ad-joustées pour la troisiesmefois ; et estant l’huile exprimé, après avoirle tout bouilli, demeurera parfaict vostrehuile rozat, avec beaucoup de vert 11 l’ay anttiré de grande quan tité de rozes. Plusieurs11e se donnent tant de peine à faire l’huilerozat, ains se contentent des seules rozesemployées à la première fois, mesmesans

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