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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

rance des dents ; à guérir les dents deleurs douleurs, provenantes , ou d’estrecreusées et érodées, vermineuses , oud’autres causes. D’entre lesquelles ma-tières, celles-ci seront choisies comme lesplus j>ropres à ce service. Les perles, lesdeux coraux, rouge et blanc, l’ivoire,les cristal, marbre blanc, albastre , pi-retre , cubebes, ellebore, corne-de-cerf ,mastic, os de sèche, tartre de bon vin,couperoze blanche, sel gemme, pierresd’cscrevisse , coquille d’œufs, coquille delimassons, escailles d’ouistres, rozes sè-ches, iris, soucliet, capilli-veneris, painde froment, aussi pain d’orge , bruslés ;tamaris, spica-nard, sang-de-dragon,racine de bistorte , balaustes , sumacli,canelle, girofle ; on les mettra en subtilepoudre, chacune à part, pour les accom-paignerles unes des autres selonle besoin.L’huile et l’eau de vitriol sont très-pro-pres à blanchir les dents , mais leur brus-lante chaleur en rend l’usage suspect,faisant tumber les dents à la longue ; spé-cialement l’huile, car quand à l’eau, avecmoins de danger l’on s’en sert, que del’huile , voire sans nulle crainte , si mes-lée avec de la commune, les dents et lesgencives en sont frottées quelques-fois lemois (86). Des matières susdictes et au-tres , se compose ceste singulière poudre,qu’avec beaucoup d’utilité l’on employéle matin à jeun à frotter les dents : prenéspoudre de cristal pur, une drachme et de-mie ; du corail blanc et rouge, de chacunune drachme ; de pierre ponce, et d’os desèche , de chacun deux scrupules ; dumarbre blanc, de la racine d’iris de Flo-rence , de canelle, de la graine d’escar-late, de chacun demie drachme ; du selcommun , une drachme; des perles bien

préparées, un scrupule; d’albastre, et d’a-lum de roche, de chacun demie drachme ;de bon musc, dix grains ; mettés tout celaen poudre bien subtile, et le meslés en-semble. De ces mesmes poudres , l’on Ophut.peut faire des opiates, y ad-joustant dumiel, dont les dents et les gencives serontfrottées au matin. Autre opiate est demesine employée le matin à frotter lesdents, dont elles sont rendues très-blan-ches, et s’en affermissent, confortons lesgencives, servant aussi à guérir l’haleinepuante, qui provient delà corruption desdents. Ainsi convient s’y conduire : pre-nés du pain de froment, deux onces; desdeux coraux, blanc et rouge, corne-de-cerf, de chacun demie once; alum, demiedrachme; pariétaire, capilli-veneris, dechacun une poignée ; quatre ou cinq co-quilles d’œufs; mettés tout cela en unvaisseau de terre, dedans le four, à l’en-fourner du pain, pour s’y réduire en cen-dres , desquelles prendras quatre onces ,deux drachmes de canelle, doux de gi-rofle , macis, de chacun une drachme ;spica-nard, calame-aromat, de chacundemie drachme; mielrozat bien espuré,tant qu’il suffise pour incorporer ensem-ble les choses susdictes , mises en poudre,y ad-joustant une once de vinaigre squil-litique. Après s’estre frotté les dents avecceste opiate , l’on les lavera avec du vin.

L’on faict aussi des eaux très-propres au Eaux.service que dessus, dont les dents sontlavées au matin estantàjeun. Des meuressauvaiçies encores vertes, une livre ; de-

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mie livre fucilles de lentisque , une poi-gnée d’aigremoine , trois onces de racinede lis, autant de sang-de-dragon, sont dis-tillées dans alambic, dont pour les dents,l’eau est après gardée en pliiole de verre.