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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.

reins, par choses apéritives, comme sy-rops de capilli - veneris, et semblables :aussi par boire des décoctions des racinesde persil, d’aclie, de cichorée , et d’as-perges : ou des eaux desdictes racinesdistillées au bain-de-inarie. Et lors quel’urine est forttaincte, néantmoins claire,le patient usera de vin de grenade, dessyrops d’oxisacre, et de fumeterre : oude celui d’endivie, avec la décoction despois ciclies, pour lui subtilier le sang gros,terrestre, et mélancholique, engendré aufoie, tel ne pouvant aller aux membresdu corps, dont les veines en sont estoup-pées, causant douleur au foie. Le maladesera saigné de la veine du foie, et pren-dra tous les matins, une lozenge de l’élec-tuaire des trois sandaux. L’urine estantclaire, comme eau, marque l’opilation dufoie procéder d’abondance d’humeur vis-queux , froid et phlegmatique, estouppantles veines du foie. En ce cas, sera donnéau patient, à boire le matin, du syropd’oximel squilitique , avec la décoctiond’ache, de fenouil, et de persil. Aucunesfois, viennent aux femmes , opilations defoie pour la rétention de leurs fleurs ; parquoi, convient les saigner de la veine dupied, appellée, saphène, qui est près dela cheville, au dedans du pied ; et leur faireprendre , la lune estant nouvelle , parsept ou liuict matins , de l’opiate appel-lée trif ère-grande, à chacune fois demieonce ; puis boire trois onces des eaux d’ar-moise , d’hyssope , et de fenouil : ou dela décoction desdictes herbes, et des ra-cines apéritives, qui sont persil, ache, etasperges , bouillies en eau, avec la tierceDelà rate, partie du vin blanc. La rate est le récep-tacle de la mélancliolie , et en nettoye lesang, le rendant pur et net, propre pour

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bien nourrir tous les membres du corps,tenant la personne joyeuse : mais quandpar trop de mélancliolie, la rate s’engros-sit plus qu’elle ne doit, avient opilationd’icelle , qui empesche la génération dubon sang , dont le nourrissement rendumauvais , les membres du corps en souf-frent , devenant secs. La douleur au costégauche , après le repas, et la couleurde la face tendant à la noire, avec tris-tesse de la personne , marquent l’opila-tion de rate; pour la guérison de laquelle,procédant le mal, soit d’humeur chaud,soit de froid, sera bon de saigner le ma-lade de la veine de la rate, appellée, sal-vatelle , qui est en la inain gauche , entreles doigts dicts, médecin et auriculaire.Et estant ladicte douleur accompaignéede soif, de sécheresse de langue, et dedesgoustement, signifie que l’opilationest causée d’humeur chaud : par-quoifaut donner au malade , par quatre oucinq matins , à jeun, syrop d’endivie etde scolopendre, avec eau d’endivie etde scolopendre. Et après , une purgationfaicte avec demie ortce de suc de rozes, ettrois onces de la décoction des racines decaparis, et de scolopendre, que le ma-lade prendra cinq ou six heures devantdisner : ou bien avec demie once de casse,et trois drachmes diasenné, en eau de sco-lopendre. Après laquelle purgation, fau-dra oindre la rate avec huile rozat, oude lin : ou appliquer emplastre dudicthuile , avec racines de caparis, et grainede lin : ou faict de morellc , semence depourpier, et poudre de plantain, meslésavec vinaigre. Si le patient a peu d’ap-pétit , ne pouvant digérer , et lui venansdes rots aigres de l’estomach à la bouche,signifie son mal procéder par humeur

Opilationde la rate.