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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

Régime.

Jaunisse.

Troissortes dejaunisse.

Pour lesjaune etverte.

mélancholique froid. En ce cas, lui serabaillé à boire, des syrops de stecados , etde scolopendre : ou d’oxiinel diurétique,avec l’eau de la décoction de scolopendre,racines d’ache, de persil, de tamaris , etde mente : ou seulement avec la décoc-tion de la scolopendre, et racines de ca-paris ; puis , faut purger l’humeur raé-lancholique, avec une once de diacatho-licon , et deux drachmes de diasenné ,inesiées avec trois onces de la décoctionsusdicte, ou en eau d’aluine et de scolo-pendre ; et après, oindre le costé de larate, d’huiles de lis et d’anelh, avec aussibeurre frès , mouëlle de beuf, et graissede poule ou de cane , meslécs ensemble :ou oindre le costé gauche avec onguentdict dialthée. Le malade boira vin blanc,et de la décoction de scolopendre , soiret matin , mangeant deux figues , avecpoudre d’hyssope, poivre, ou gingembre jtrempera son vin, avec eau ferrée, sansen boire d’aucune autre ; usera de câpresavec huile , et peu de vinaigre. La jau-nisse procède des maux du foie et de larate; et comme leurs maux sont divers,aussi y a-il diversité de jaunisse, assa-voir : jaunisse citrine ou jaune, jaunisseverte , et jaunisse noire ; ceste-ci sortantdelà rate, et les deux autres du f oie. Pourles jaunisses jaune, et verte, l’on usera deces remèdes : le malade boira au matinsyrop de violes, avec eau de morelle : ousyrop d’endivie, avec eau de cichorée ;puis, la cholère sera purgée, comme aesté dict aux remèdes du foie, ou autre-ment sera ordonné par le médecin. Après,prendra une lozenge de l’électuaire destrois sandaux, chacun matin, deux heuresdevant manger, beuvant un peu d’eaud endivie et de cichorée. Est aussi bon

malade de vinaigreSon bruvage

de fomenter le foie comme dessus, et delaver les yeux dumeslé avec laict de femmeordinaire sera ptisane faicte avec orge ,réglisse et pruneaux , tant que la fièvrele tiendra ; et icelle passée, se remettraau vin , mais bien tempéré avec de l’eau.Et avenant que la fièvre laisse après ellela jaunisse , le malade usera souvent deseaux de fenouil et de morelle , avec sy-rop d’oxisacre : ou boira, durant cinq ma-tins , trois heures devant manger, quatreonces d’eau de raplian ou raifort sau-vaige : ou quatre onces de la décoctionde marrouchouin , faicte en vin blanc : ouautant de la décoction des pois ciches , etracines d’asperges. La jioudre des versde terre, dicts lombrics , bien lavés, puisséchés, prinse avec une pleine cueilleréede vin blanc, est aussi bonne contre lajaunisse. De mesme, boire, huict ma-tins de suite, deux ou trois doigts, en unverre, de la décoction de politric : ou decapilli-veneris : ou de celle de velvotte :ou de son eau distillée au bain-de-marie,qui à ce mal est très-propre : ou de l’eaude la roine des prés. L’eau distillée audictbain , du laict de vache et du vin blanc ,par esgale portion, gardée un mois, puisbeue au matin, deux heures devant man-

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et autant le soir , entrant au lict.

y est souveraine. Touchant la jaunissenoire, outre l’usage des syrops, purga-tion, et saignée susdicts, convient appli-quer plusieurs fois, soir et matin, uneventouse au costé senestre, sur la rate ,sans incision. Après, y faut mettre unfeutre trempé en bon vinaigre, chaud,l’y tenant tant que la chaleur durera, leréchauffant trois ou quatre fois. Puis larate sera oincte, quatre ou cinq jours de

Pourlanoire.