Band 
Tome II. IIe. Partie.
Seite
725
JPEG-Download
 

DU THEATRE D’AGRICULTURE.

725

mois au soleil Testé. Elle sert, et de pré-servatif, et de cure ; l’on en donne à boiretrois doigts en un verre au malade in-continent qu’il se sent frappé, yad-jous-tant à chacune prinse , un peu de succreet de canelle , pour la rendre tant plusfacile. Autre eau restaurative et réfri-gérante , contre toutes fièvres malingneset pestilentialles : prenés conserves deviolètes, de nénufar, mélisse , bourracheet buglose, de chacune deux drachmes ;escorce de citron confit, tourmentille,racines d’angélique, et de gentiane, dechacune demie once ; poudre eslite dediamargariton froid, de tous les san-daux , bol armene , des trochisques decamphre, bois d’aloès, de chacun deuxonces; rascleured’ivoire, corne de cerf,macis , canelle , doux de girofle , se-mence de chardon - bénit, de chacun unedrachme; tériaque vieille, trois drach-mes ; de la décoction de deux poulets, ouchapons, altérée avec ozeille, scabieuse,laictuc , bourrache , buglose , quatredrachmes. Tout ceci soit mis dans l’alam-bic de verre avec quelques bonnes chairs,et la miette de deux pains blancs des-trempée en vin blanc , et distillé à feulent. A chacune livre de l’eau qui en sor-tira , seront ad-joustées quatre onces desyrop acéteux de limon meslés ensemble,Racines. dont le patient usera à toute heure. Lesracines de l’angélique et de la enula-cam-pana sont remèdes servans beaucoup encest endroit; l’on tiendra à la bouche del’une ou de l’autre, de la grosseur d’unpois ciclie, trempés en hy ver dans du vin,et en esté, dans de l’eau roze , et pour enrendre l’usage plus plaisant, l’on confirapoudm. ces racines au sec avec succre. Cespoudresaussi : prenés aloès cicotrin, myrrhe , ca-

nelle fine, de chacun trois drachmes;doux de girofle, bois d’aloès, mastic,bol armene , de chacun deux drachmes ;le tout sera mis en subtile poudre, dontl’on prendra , au matin, le poids de deuxdeniers, en vin blanc, trempé avec un peud’eau d’ozeille. Autre eau : jnrenés ros- .marin, aluine, sauge menue, artemise ,fenouil, rue, autant de l’une que del’autre, racines et fueiiles; estans curieu-sement lavées, tremperont en vin blanc,trois jours , les remuant souvent avec unbaston; au quatriesme, le tout, assavoir,herbes et vin, sera distillé, dont l’eauen sortant, donnée un peu chaude, en laquantité de deux doigts dans un verre, pré-servera la personne de venim ; et en outre,guérira de la peste , pourveu qu’on l’em-ploye à temj:>s, comme dans les premièresvingt - quatre heures. Dès incontinentqu’on se sent frappé de peste, convientchanger d’aer , ou de maison , ou dumoins de chambre, et de tous habits, etperfumer la chambre par les moyens sus-esci'ipts; le malade se doit contraindre àprendre souvent à manger et à boire,plus ou moins , selon que la fièvre estgrande ou petite ; et tant plus la chaleurapparoist grande en dehors, tant moindi'enourrissement est convenable. Les vivresseront de facile digestion, comme potages,coulis de poulailles , mouton , et autresdeslicates chairs, avec vinaigre, eau roze,jus cl’ozeille. Quelques poissons y a-il,non contraires à ce mal, comme perches,brochets, solets. Usera d’orge mundé,avec laict d’amandes douces, d’œufs frès,pochés, ou cuits en eau, mangés avec jusd’ozeille; des prunes de Damas, de per-digonnes, et autres deslicates, cuittes, etmangées avec succre rozat ; des oranges,

Commentse traînerale malade.