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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

limons , grenades , câpres ; de bon pain,cuit d’un jour. Touchant le boire , ce serapeu de vin blanc, ou de clairet, encoresbien trempé avec eau bouillie5 pourveuqu’il n’aje grande lièvre : car cela estant,sa boisson, tant au repas que dehors, serad’eau de fontaine, bouillie , qu’on corri-gera avec jus de grenade, ou d’orange,ou de limons, ou jus de pommes aigres.Estant la personne jeune et robuste, decomplexion chaude, fort altérée en tempschaud, non de nature sujecte à coliquespassions, hydropisic, ou apostumes in-térieures, pourra boire de belle eau sor-tant de la fontaine, à grands traits, non àpetits, de peur d’augmenter la chaleur ;ainsi qu’on le void pratiquer au mares-chal, par arrouser son feu avec de l’eau,peu à peu (89). Laptisanne avec succrerozat, lui est bonne, mesme entre les re-vu dormir, pas . On le gardera de dormir au commen-cement, durant vingt-quatre heures, pourdestounrer le venim de passer jusques aucueur; après ce terme, il dormira, maispeu, par intervalles, pour lui conserversa vertu. Le ventre lui sera tenu lasclie.A mesme instant qu’il se sentira saisi dela maladie , changeant de logis, ou n’enchangeant poinct, prendra une drachmede bol armene en poudre, destrempée eneau roze et vin blanc ; et vomissant telleboisson , en reprendra pour la secondefois de mesme, voire pour la troisiesme.Poudre de Le bol armene est préparé pour ce parti-

bol armene, -1 • • ,

comment cuiier service, en ceste sorte : mettes en

préparée, jioudre la quantité de bol armene quevoudrés, faictes-le tremper deux heuresen eau d’ozeille, laissés-le sécher à l’om-bre, estant sec, retrempés-le dans l’eaud’ozeille pour la seconde fois, voire pourla troisiesme, et quatriesme, tous-jours le

reséchant ; finalement remis en poudre,icelle sera serrée dans un sachet de cuir,et gardée chèrement pour la nécessité, la-quelle ainsi préparée se maintient bonnelong temps. Autre exquise poudre : pre- Autre.nés poudres de rosmarin, deux onces $d’absinte , une once ; d’enula-campana,une once ; de scabieuse, demie once; dela petite centaurée, demie once; de toutesces poudres ensemble en composerés une,dont l’on baillera au patient de la gros-seur d’une fève, avec du fort vinaigre ro-zat , une cueilierée d’argent ; puis seramis dans le lict chaud pour y suer : carpar la sueur, la peste s’en ira sans per-ser, moyennant la grâce de Dieu . Le Décoction,mesme faict la décoction des cimes del’herbe de ginète sauvaige , faicte en vinblanc , beue un plein verre, puis se cou-chant chaudement. Le jus de l’herbe de rut.souci, exprimé dans le mortier, avec del’eau chaude, beu demi verre, lors qu’onse sent accueilli de la peste, empescheque le venim ne touche au cueur , conti-nuant le remède de six en six heures , etfinalement deslivre le pestiféré du mal.Semblable vertu ont la licorne , trempée z/™ me.ou ralissée dans du bon vin , et iceluibeu (90); et la composition suivante, enforme d’opiate ou trochisques : pulvérisésde la racine de soucliet séchée à l’ombre,du safïran, et de la graine de moustarde,autant de l’une que de l’autre; meslésces poudres ensemble avec du mithridat,autant que de l’une desdictes poudres, etdu vinaigre rozat, ce qu’il en faudra.

Après les premiers remèdes arrestans lemal de passer outre, pour le chasser dutout l’on continuera à donner au ma-lade ès jours suivans , une fois chacun,du matin ou du soir, une heure devant