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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

Ventouses .

Purgation.

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externes.

et en gardant de dormir le patient, commedessus est dict. Au lieu de la saignée ,l’on employera les ventouses ès per-sonnes qui ne peuvent estre licitementsaignées, et ce avec ou sans scarification,ayant esgard à la portée du patient. Laventouse sera appliquée sur le col, estantla peste sous l’aureille, ou en la gorge;si elle est sous l’aisselle, la ventouse semettra sur l’espaule au mesure costé dumal; et sur les fesses, avenant qu’ellesoit en l’inguine ou aisne . Touchant lapurgation, le lendemain de la saignée oude l’application des ventouses, sera donnéau patient , de grand matin, une oncede casse, ou de manne, plus ou moins,selon la vertu, l’aage , la replétion de lapersonne, et autres considérations, tellesdrogues, au préallable destrempées eneau d’ozeille , ou de souclret : ou unedrachme de pillules communes, ramolliesen eau d’endivie. L’on continuera à faireprendre au patient, des eaux, poudres,et autres choses confortatives ci-devantspécifiées, et ce par journées et inter-valles. Escheant plus ample purgation, lemédecin en ordonnera. Finalement, pourse deslivrer du tout de ce grand mal, l’onviendra aux apjdications extérieures , es-quelles l’on ne se servira aucunement depas une médecine rejrercussive, de peur defaire rétrograder le venim dans le corps ,à la ruine du patient. Incontinent aprèsla saignée , ou l’emploi des ventouses,l’on appliquera sur la boce un oignonblanc ainsi préparé : l’oignon choisi blancet grand, est creusé j)ar le milieu, puis levuide est rempli de fine tériaque vieilleavec de l’eau de vie ; le trou est referméde la piièce premièrement enlevée , etaprès avoir bien lié l’oignon à-tout du

filet, et enveloppé de papier, est miscuire sous les cendres, à petit feu, d’oùretiré, puis escaché, est tout chaud ap-pliqué surle mal. Plusieurs oignons con-vient appareiller de mesure , pour les ap-pliquer sur le mal, deuxheures l’un aprèsl’autrele jus ,

voire d’aucuns l’on en exprimepour en donner à boire au

pa-

tient, et servir de préservatif contre lapeste, très-utile en tel cas. Aucuns ap-pliquent sur la peste , pour en tirer levenim, un coq vif, duquel ayant pluméle fondement, et après y avoir mis dusel, le font joindre fermement contrel’apostume, y tenant dessus longuementle coq , et d’icelui fermant le bec par fois,pour lui faire retenir son haleine, afin detant mieux attirer le venim. Si le coq enmeurt, à un autre , réitérant le remèdeà ladicte manière , ou bien en fendant lecoq de son long estant encores vif, et ou-vert, l’appliquer chaudement contre lemal. Ceux qui feront tel service serontsoigneux de faire brusler les coqs aprèsles avoir retirés de dessus le mal, et detelle sorte que la vapeur ne puisse offen-cer aucun. En cest endroit, sont conve-nablement employés l’emplastre composéde galbanum, de diaculum ammoniac :celui laict avec des figues sèches, levainfort aigre, raisins secs sans pépins, broyéset incorporés ensemble, avec huile decamomille. Aucuns appliquent, trois ouquatre doigts au-dessous de la boce, uneherbe caustique, nommée pied-de-cor-bin , qui engendre sur le lieu une vessie,qu’après ils persent, et entretiennent laplaie ouverte, par une espace de tenqjs ;ladicte herbe s’appliquera au haut dubras, si la boce est sous l’aisselle. Toutesces choses préparent le mal à recevoir le

remède