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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

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nardi, de lis , de cliacun deux onces ;liuile de salïran, une once ; graisse depourceau, non salée , une livre ; graissede veau , demie livre ; euphorbe , cinqdrachmes 5 encens, dix drachmes; huilelaurin, une once et demie ; graisse devipère , deux onces ; vers de terre, lavésen vin , trois onces et demie ; suc de laracine du petit sureau, en latin appelle,ebulus, deux onces ; enula campana ,deux onces ; fleur de clienant ( c’est unefleur de laquelle les chameaux se pais-sent), stecados, matricaire, de chacunune manipule; vin odorant, deux livres ;faictes le tout bouillir ensemble jusques àla consomption du vin, puis coulé par letamis, y soyent ad-joustées , litarge d’or,une livre; térébentine claire, deux onces ;cire blanche , autant qu’il suffise ; storaxliquide , une once et demie ; en soit faictemplastre selon l’art. L’huile de lis blancest très-salutaire à la guérison de lagoutte, mais il faict plus d’effect, vieux,que nouveau. D’entre plusieurs , les re-mèdes sus-escripts ont esté choisis et tirés,comme les plus asseurés ; lesquels néant-moins ne profitent esgalement sur toutespersonnes, indifféremment, jiour la di-versité des complexions, selon lesquellesest nécessaire purger les humeurs pec-cantes, pour préparer le goutteux à rece-voir les applications requises ; qui sansabuser du délai que la longueur de samaladie lui donne, recercliera de bonneheure l’expérimenté médecin, pour com-batre la goutte, icelle estant jeune, sansattendre que vieille, rende vain le re-Aégimc. mède. Le régime du vivre est l’un desprincipaux articles de la guérison de cestemaladie , à laquelle le vin estant fortcontraire, le goutteux se résouldra d’en

j boire fort sobrement, si mieux il n’aimej d’en bannir du tout l’usage, pour le bieni de sa santé.

Pour purger les corps, plusieurs moyens pur g at;™>.ya-il, dont les plus désirables, sont lesmoins violens. La sobriété au vivre ordi-naire, l’usage de bonnes viandes, l’exer-cice modéré, facilitent la purgation, n’es-tans les personnes ainsi traittées, par tropabondantes en mauvaises humeurs.Néant-moins , pour bien attrempées qu’ellessoyent, et en vivre et en exercice, peu oupoint s’en treuvent, qui n’ayent besoind’estre purgées au bout de quelque temps,pour faire évacuer le superflu qui à lalongue s’amasse dans le corps, en net-toyant par là l’intérieur. Ce sera avecbeaucoup d’utilité , si l’on se résould-là,que de prendre de fois à autre , quelquespetits laxatifs, comme clystères, pillules,ou bruvages, par telle préveoyance préve-nant les grandes maladies , qui, venues,nous contraignent de recourir aux fortesmédecines. Se faire donner un couple de ciyaim.clystères de quinze en quinze jours, oude mois en mois , tient le ventre en bonestât, lavant les intestins; ausquels clys-tères , par l’avis du médecin , seront ad-joustées les drogues regardons l’humeurpeccante de la personne. L’usage des pii-Iules d’aloès, avec de myrrhe, trempéesen vin, ou syrop de capilli-veneris , estfort salutaire pour les rheumes, pour l’es-tornach, pour la veue, pour l’ouie, prin-ses une fois la sepmaine. L’on amollira Poudre dele ventre, estant constipé , prenant de la d ° U "'

poudre desfueilles de rozes de Damas, lepoids d’un escu, avec du bouillon ; et ceau matin à l’entrée du disner : aussi avecdes syrops laxatifs aromatisés , préparés syrcj».

[ à ce service, en diverses sortes : avec de