DU THÉÂTRE D’A G R I C U L T U R E. 7 3 5
dans le poislon , y ad-joustant demielivre de térébentine de Venise ; et estantun peu reschauffé et bien meslé ensem-Autre. ble, le serrerés pour l’usage. Autrementet sommairement : prenés une livre defueilles de nicotiane , après les avoir biennettoyées, sans laver, seront fort pillées;jetterés le tout, jus et marc, sur demielivre de sain-doux, bouillant dans le pois-lon, sur leu de charbon , pour y cuire enperfection. Aussi avec peu de peine se
nicotiane. ] g ]j aume de J a nicOtîallC , OUI’ il n’eSt
requis que d’en exprimer le jus par untamis, après en avoir pillé l’herbe au mor-tier, et le mettre dans un vaisseau deverre fort espès, avec autant d’huile d’o-live, et d’enfouir profondément le vaze ,icelui estant bien bouché et lutté, dans dufumier récent de cheval, pour y demeu-rer quarante jours ; au bout duquel temps,retiré de là, y treuverés le baume na-geant au-dessus du phlegme, qui sera auions du vaze, lequel baume retirerés dou-cement du vaze, sans esmouvoir la lie dufons, pour le loger en autre destiné à lagarde d’icelui, comme j’ai dict de l’huilede liieble. Ces compositions-là sont très-bonnes pour la guérison de toutes plaies,ulcères , escorcheures , meurtrisseures ,tumeurs, brusleures, voire et pour di-verses autres maladies, comme à la dou-leur de teste, micrane, et autre venantde l’ardeur du soleil, si on frotte la testeavec du baume susdict : ou avec de l’on-guent ci-devant le premier escript, bouilliavec du beurre frès. Pour lesquels très-salutaires services, la mère-de-lamillene sera jamais sans avoir provision de telsprécieux remèdes, pour les treuver prestscliés elle, à la survenue des nécessités. •Par divers autres moyens sont guéries les
plaies, dont les suivans sont à ce fortbons : onguent faict avec une once huile onguent.pétrole, demie once térébentine de Ve-nise , autant d’huile d’olive , deux drach-mes mastic , le tout meslé ensemble etcuit sur leu de charbon. Autre : bouillés jtutre.à la consomption de la moitié, liuict ouneuf livres de vin blanc, meslés-y le jusde pimpernelle, vcrvaine, betoine, ai-gremoine, de chacune une poignée; puisle tout refroidi , sera passé à travers d’unlinge; y ad - jousterés demie livre cireblanche, fondue en autre vaze, mastic ettérébentine, de chacun une once, dontsera faict onguent. Autre: prenés sauge, AuIre ,plantain, mauve, orvale , de chacuneune poignée ; après les avoir pillées , ti-rés-en le jus, faictes-le bouillir avec unelivre et demie de vieux omet , puis lecoulés par un linge, ad-joustés-y deuxonces poix-résine, autant de cire blan-che , et le remettés sur le feu jzour y cuirejusques à la consistance d’onguent. Ceste Compositioncomposition-ci est aussi fort bonne : pre- po '‘ r ïlui ‘ s -nés rozes incarnates, pommes d’ormeau,rosmarin, fleurs de mille-pertuis, autantde l’un que de l’autre ; le tout mis dansune pliiole de verre remplie d’huile d’o-live , très-bien bouchée , sera exposée ausoleil pour y bouillir durant quinze jours,puis passerés la liqueur par un linge, la-quelle réserverés pour le besoin. Autr C l Autre.mettés dans un vaze de verre du soulfresubtilement pulvérisé et sassé , et pardessus de l’huile d’olive tant qu’il sur-passe quatre doigts le soulfre ; exposés levaze au soleil, pour y demeurer jusqu’àce que la matière s’espessisse, la remuanttous les jours une fois, avec un baston,afin cjue la substance du soulfre s’attacheà l’huile, que par-après l’on relirez’a le