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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

Blanchirles mains.

Verrues,

j52.

sans feu, cire blanche , et camphre ; la-quelle pommade, en outre, enlève etoste le hasle du soleil qui est jà en la face.Le cuir des mains se polit et blanchit parces moyens : prends six livres de melonstous entiers , sans les peller , ayans leurgraine dedans , et dix oeufs , jaune etblanc, la coque ostée ; faictes distillertout cela , et en gardés l’eau , non seule-ment pour en laver les mains , mais aussitout le visage. Autre: prends deux livi'esmie de pain blanc , une livre fleurs defèves , trois livres rozes blanches ou rou-ges , autant de lis d’estang, six livreslaict de chèvre, deux onces racine d’iris5distillés le tout au bain-cle-marie : lavésles mains avec la décoction de la racined’ortie, faicle en vinaigre et vin blanc, etce le soir allant au lict; en suite, le lende-main matin relavds-les avec eau fresche, etsavon. La décoction des racines etfueillesde lierre , y est aussi bonne. Frottés lesmains avec onguentfaict de cire, et d’huiled’amandes douces lavé soigneusement eneau. Autre onguent : prends beurre frès,huile d’olive, graisse d’aigneau 5 aprèsque ces choses auront trempé dix ou douzeheures, les fondrés sur petit feu, dansun pot de terre vernie, y ad-joustant dela cire blanche, avec un peu de musc , oude civète. Quelques - fois le mois, lesmains seront lavées avec eau et savon debonne senteur : ou avec eau distillée demie de pain : ou avec eau et son meslés ,ad-joustant à ces lavemens-ci, quelqueseaux odorantes, comme de Damas, denafe , d’eau d’ange, ou un peu des huilesde girofle , de canelle , d’aspic. Toutd’une venue, les verrues seront ostéesdes mains , pour les deslivrer de tel en-laidissement. Le jus de limon faict mourir

les verrues : mais plustost et mieux, l’eaududict jus, distillée au bain-de-marie :le j us exprimé des fueilles et fleurs dubouillon-blanc, faict le mesme : le jusdes fueilles de la grande serpentaire , lesfaict fondre. La cichorde verrucaire, tantmangée en salade, qu'appliquée, soit auvisage , aux mains, ou ailleurs , les gué-rit miraculeusement. Le laict du tilhi-male : celui du figuier sauvaige : les huilesde vitriol, et de soulfre : la graisse qu’onrecueille du vieil couvercle d’un vaisseauà huile, le faisant fort chauffer au devantd’un grand feu, est singulière contre lesverrues. De mesme vertu , est le jus desbranches et tronc du pourpier, les fueillesostées et pillées au mortier, puis y ad-joustant du sel menu , faisant fondre lesverrues dans quatre ou cinq jours, si l’onles en frotte souvent.

Voilà les remèdes dont se servira lamère-de-famille , pour le soulagementdes siens, attendant que le docte médecinpourveoye plus amplement à la guérisondes aiguës maladies, selon les nécessités.

CHAPITRE VI.

Remèdes aux Maladies pour lesRestes : premièrement de celles desBeufs.

Je traitterai en cest endroit, des mala-dies et cures du bestail, par l’ordre quej’ai tenu à l’engeancement et conduictedes bestes du mesnage •, suivant lequel lebeul sera le premier mis en reng. Lesplus communes maladies des beufs , pro-cèdent du trop de travail: ou du travailleren temps et heures importunées de chaud,

de

D’oit vien-nent les plusfréquentesmaladies desbeufs.