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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

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perd. S’il est cas que le beuf face quar-tier neuf , l’ongle du pied lui estantclieute , oignes - lui le pied l’espace dequinze jours, avec onguent faict d’uneonce de térébentine, autant de miel, etautant de cire neufve 5 et au bout dudicttemps, lavés le lieu avec vin tiède , dansDe S coma, lequel aura esté bouilli du miel. Lescornes des beufs estans esbranlées par laforce du joug en tirant, seront rasseu-rées et deslassées, en les fomentans avecdécoction de vin où auront bouilli fueillesde sauge, et de lavande $ après, en oi-gnant le sommet de la teste, durant cinqou six jours , avec onguent faict de cu-min pillé, bol armene, miel, et térében-tine. Avenant cpie la corne soit estorce,ou esclatée, frottés-la une fois le jour,quinze de suite , avec onguent faict de sixonces térébentine , d’une once gommed’Arabie ; puis enveloppés la corne d’unmeslinge composé de bol armene, et liuictou dix blancs d’oeufs, qu’estendrés surdes estouppes , où ayant demeuré troisou quatre jours, lors séclié, sera osté 5et en sa place, espandue de la poudre desauge, dont la corne sera saupoudrée,Des maux mesme ses racines joignans à la teste. Ladouleur de teste se recognoist à la reume,que le beuf jette en abondance par lesyeux et la bouclie , lui descendant du cer-veau : il a la face enflée et chaude plusque de coustume , est beaucoup tour-menté de ce mal, ainsi que son impa-tience le monstre. Pour l’en guérir, l’onlui fera attirer par les narines , du vindans lequel aurés infondu des aulx pil-lés ; et api’ès , la teste lui sera bassinéeavec décoction faicte en vin , de fueillesde marjolaine, rue , lavande, noier, lau-Detcài lier. L’oeil chassieux est guéri par col-

lyre instillé dedans, faict avec une oncede myrrhe, deux d’encens fin, et autantde saffran, pulvérisés, et dissouts en eaude cisterne : ou par autre collyre de jusdes racine et tige de pavot sauvaige, avecmiel : ou par cataplasme de farine defroment appliqué sur l’œil. La taie del’œil se fond avec onguent de sel ammo-niac et miel. A la diminution de la veue,le beuf n’ouvrant les yeux qu’à demi, estremédié par le tirer du sang dessousl’œil, et en suite , lui instiller souventdans l’œil, du miel liquide. Pour esclair-cir l’œil trouble et nubileux , l’on y souf-flera dedans, poudre subtile d’os desèche, succre - candi, et canelle (92)- A De i al’enfleure de la bouche et du palais, faut louche •tost remédier pour l’importance du mal :ce sera en perceant l’enfleure avec la lan-cète , ou avec le feu, pour en faire vuiderle sang corrompu. De mesme sera faict Deiaian S ue.pour guérir les tumeurs de la langue,dont elle est enflée ; puis on la frotteraavec huile et sel, jusques à entière gué-rison. Les ulcères de la langue , serontconsolidées par l’onguent faict d’aloès,d’alum de roche , et de miel rozat; la la-vant après avec du vin tiède, dans lequelaura bouilli de la sauge, ou autre herbedessiccative. L’enfleure des testicules se n«perd par la fréquente onction de sain-doux: ou en les bassinant avec fort vi-naigre , dans lequel auront esté infon-dues, bonze de beuf, et croie blanche.

Quand la peau tient aux os de maigreur , Dda T eauautre langoureuse cause, tant bas- os .siner tout le corps du beuf avec vin ethuile , meslés ensemble , frottant le poilcontremont plusieurs fois le jour ; et ce unpeu violamment, estant au soleil, ou enestable chaude, non venteuse. La colique conque.