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Tome II. IIe. Partie.
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HUICTIESME LIEU

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toutes-fois , l’on ne ramènera le bestail,que le mal ne soit du tout passé, n’y res-tant pas mesure l’apparence , pour tantplus seulement conduire vostre troup-es"*. peau. La roigne est aussi une fasclieusemaladie, traisnant les brebis à la mort,avec langoureuse maigreur. Elle leuravient au dos, par pluies, et morfon-deures , se donne et prend comme peste.Pour en préserver le bestail, conviendra,pour un préallable , ne le mesler jamaisavec aucun qui soit roigneux, ains 11epaistra qu’avec bestes saines. Après avoirtondu les moutons, et brebis , l’on leslavera avec eau où auront trempé de lasauge , et du marrubium : ou avec eausalée , au défaut de celle de la mer, paren estre esloignés. Sécliées de ce lave-

O

ment, l’on les frottera avec du sain deporc, dans lequel aurés mis du soullre,pulvérisé. Estant le bestail jà saisi deroigne, en sera guéri par lavement faictde la décoction de lupins, vin blanc, ethuile de nois , meslés ensemble en esgaleportion : par la décoction de pommes decyprès : par l’onction du seul huile decade : par l’onguent avec huile de noiset soulfre : par le seul lavement avecvieille urine : par la lexive faicte en eauavec cendres , où auront longuementbouilli des tendres jettons de genèvre,tronçonnés. Mais avec beaucoup d’effi-cace , sera guérie la roigne des bestes àlaine et à poil, par cest onguent : prenéscoupperoze, argent vif, vert-de-gris, etalum de glace, par esgale portion, le toutmis en poudre , scrameslé ensemble dansdu vieil oinct, et farine de lupins , oucendres communes. C’est pour bestesd’aage, non pour aigneaux , dont latendre jeunesse ne pourroit souffrir la

violence de l’argent vif, de la couppe-roze , et de l’alum de glace 5 pour la-quelle cause, l’on ostera de l’onguent ceschoses, estant question de l’employer èsaigneaux, qui recevront tous les autresremèdes indifféramment. A une autre es-pèce de roigne, est aussi sujectce bestail,ti’ès - fasclieuse et importune, car ellele prend au museau , l’cmpeschant depaistre. Les anciens François l’appel-loient ,poacre. Elle leur vient de la ro-zée , paissans sur les guérets hors heure.Le remède est, l’onguent faict avec huilede chenevi, alum de glace, et soulfrevif, l’appliquant dessus le museau , surle soir au retour du pastis, pour y de-meurer toute la nuict, car le matin neseroit à propos, le paistre le rendant inu-tile. L’ardeur du soleil, principalementcelui du mois de Mars, offence telle-ment le cerveau des moutons et brebis,que tous estourdis, ne font que tournoyersans vouloir manger. Ce mal est appelle,avertin, par d’aucuns François, et enEscosse, avec raison , estourdi. Il se gué-rit parle suc de la poirée ou bete, le fai-sant boire à l’animal , et manger desfueilles de ladicte herbe. Aussi par le jusde l’orvale ou toute-bonne, instillé dansl’aureille de la beste, soit-elle jeune ouvieille (98). La toux se perd, lavant lesnazeaux avec du vin, dans lequel l’onaura pillé des amandes : aussi, par boireau matin du vin blanc , avec huile d’a-mandes douces, et après donner à man-ger à la beste, de l’herbe dicte, pas-cl’asne, et à avaler du jus d’aigremoineavec du vin. A la difficulté d’halener, nese treuve meilleur remède, que de fendreles nazeaux, et coupper le bout des au-reiiles à l’animal, comme l’on faict aux

Foacre.

Avertin.

Toux.

Difficultéd’halener.