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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE. 7 63

j ^/leure du chevaux , pour semblable cause. A l’en-fleure du ventre , par avoir mangé desmescliantes herbes , sera remédié tirantdu sang des veines des lèvres et de cellesde dessous la queue, près du fondement,puis lui faire boire de l’urine d’homme.Mone. La morve du beslail à laine est incura-ble, estant une fois formée. Elle est ve-nimeuse, estant facilement prinse par lesbestes saines ; lescpielles comme recer-clieans leur malheur , accourent , ainsiqu’au sel, à la mangeoire des brebis mor-veuses, y lescheans la morve qu’elles ytreuvent, dont elles s’infectent de tel mal.Parquoi, après avoir retiré les bestesmorveuses en estable sépai’ée, et essayéles remèdes du cheval en semblable ma-ladie, s’ils ne profittent dans trois jours,les pourrés bien faire jetter en la voirie.

Mesure de Pour la morsure de bestioles venimeuses,

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sera donne a boire de la nielle en poudreavec du vin; et appliqué dessus le mal,ren. emplastre de fien de pourceau. Pour fairecheoir les vers qui s’engendrent ès plaiesdes brebis , de quelle cause qu’ellessoyent, ne faut qu’y tenir de la chauxneufve en poudre, là y faisant attacherFiem. avec huile de cade. A la fièvre, le re-mède est la saignée de la veine de l’œildroict, ne souffrant que la beste boiveaucunement de quelques jours après.Jambe Pour la rupture de la jambe , faudrarompue. ^;£ rement t 0 ndre le poil du lieu ,après l’oindre avec razis molifié en salived’homme, et y appliquer un emplastrede poix noire ; et ayant remis la jambe,la lier proprement avec des bandes , yad - joustant des bastons pour la tenirdroicte , et de telle sorte l’accommoder,que la beste puisse aller aux champspaistre , sans en destourner la guérison.

Remèdes pour les Chèvres.

Par semblables remèdes qu’on employéen la cure des maladies dubestailù laine,seront médecinées celles de cestui-ci àpoil, pour la sympathie de leurs naturels,souffrant communication de nourriture.Et bien qu’on recognoisse quelque diver-sité de complexions entre les brebis etchèvres, si n’en seront pourtant leursmaladies distinguées , pour les traitterdiversement. Ou ce sera , en certainesparticularités , que l’expert berger re-marquera , et y pourveoira selon ses ex-périences , sans eslre besoin d’amplifierdavantage ce discours.

Remèdes pour les Tourceaux.

Le premier sera, de tenir nettementleurs estables et mangeoires, leur fairebonne lictière, ne souffrir de hanter autrebestail ; mesme la pcmlaiile sera banniede leurs estables, parce que les plumes etfientes de la volaille, importunent beau-coup les pourceaux. Ces choses tendent àpréserver les pourceaux de maladie, àplusieurs , leur saleté et gourmandise lesayans assujettis. Quand l’on s’apperce-vra les pourceaux n’estre si esveillés quede coustume , ayans la mine triste , sansappétit, portans les aureilles pendantes,lents au cheminer, traisnans leurs jambesde derrière, c’est signe de mal futur ;dont encores serés mieux asseuré , parles soyes du dos qu’on leur arrachera,lesquelles ayans saigneuses les racines ,vous feront, comme voir à l’œil, la ma-ladie estre jà arrivée. Leur indispositionavient, quelques-fois , par avoir mangéde mauvaises herbes, laquelle ne se con-vertira en maladie, si leur faictes digérertels mauvais morceaux ; ce que ferés parD d d d d 2

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