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HUICTIESME LIEU
abstinence, les tenans enfermés, sansmanger , dix - lmict ou vingt heures j aubout de.tel terme, leur baillerés à boirebonne quantité d’eau tiède, dans laquelleaurés faict tremper, durant douze ouquinze heures, des racines de concombresauvaige pillées. Ce leur sera singulierpréservatil contre les maux contagieux ,de peste et autres, que de tenir dans leursauges, des racines d’aslrodilles concas-sées , à ce que leur bruvage ordinaire, tirela substance de telle racine. Le charbon dubois de tamaris, esteint dans le boire despourceaux, leur sert de bon préservatifcontre les venimsj et seroit à souhaitter,leurs auges estre faictes de tel bois, pourrut»- leur continuer ce bon service. Touchant lapeste , pour un préalla ble leur faut chan-ger d’aer (non seulement de logis), enlieu es venté, comme j’ai dict des brebis,et les saigner sous la langue. Laies ferésnourrir, plus avec le boire qu’avec lemanger ; mais boire , dans lequel aurésfaict bouillir herbes fresclies , y meslantLèpre, tous-joui’s de la farine d’orge parmi. Pourcorriger aucunement la lèpre ( car de laguérir du tout ne se peut ), l’on saignerale pourceau sous la queue : l’on le ferasouvent baigner dans l’eau : l’on ne luiespargnera le boire: et sur tout, l’on lelogera nettement, sans souffrir demeureraucuns fiens pourris dans leurs estables,ains leur tenir tous-jours bonne lictière ,la saleté estant la principale cause deEnflcure. telle maladie. Les pourceaux deviennentquelques-fois enflés par trop manger defruicts en la saison. La décoction de chousrouges, beue, les dès-enflera, voire leschous mesmes , leur en donnant à man-ger avec leur provende. La fueille demeurier, bouillie en eau, sert aussi en tel
endroit. Au catarre et enfleure des glan- Catarre.des au col, après avoir saigné le pour-ceau sous la langue, l’on frotte les lieuxenflés, avec du sel, et farine de froment,meslés ensemble. La décoction des herbeset racines de concombres sauvaiges est sa-lutaire à ce bestail, setreuvantmal d’avoirmangé des meschantes herbes , parquoi,ne leur espargnerés tel bon remède, le réi-térant souvent sans crainte d’excéder.
Remèdes pour les Chiens.
Plusieurs maladies des chiens serontcurées par semblables remèdes que cellesdes bestes à laine , pour la conformitéde leurs mœurs, en plusieurs choses jet les maux suivans , par ces moyens-ci. Pour la rage : l’on prévient ce fu- Rage.rieux mal, dès la première jeunesse duchien, en lui tirant le nerf du bout dela queue, dont j’ai parlé ailleurs j ainsi Lieniv,estant creu dès toute ancienneté. Aussi cl,ap ' I>1-pour la mesme cause , leur oste-on unnerf qu’ils ont sous la langue. Mais pourle mieux , convient entendre que leschiens sont tourmentés de diverses sortesde rage , distinguées en sept espèces,comme aucuns ont escript, dont les deuxpremières sont incurables ; ès cinq der-nières ( par n’estre tant venimeuses queles autres) y a quelque remède, commeles suivans : faictes avaler au chien, unbruvage faict de la décoction de rue, pas-serage, élebore noir, bouillis en eau, àlaquelle sera ad-jousté du vin blanc, etdeux drachmes de scamonée; après, lechien sera saigné en la gueule , lui fai-sant sortir à force sang. Autre : pivoine,et absinte , six drachmes de chacune ;aloès en poudre, deux drachmes ; autantde corne de cerf, bruslée et pulvérisée