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Tome II. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.

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agaric autant ; ces choses seront infuséesen vin blanc, et données en bruvage auchien ; puis convient le saigner des deuxveines qui viennent par le dedans des es-paules : ou lui fendre les aureillcs pourJironure les faire saigner. Pour guérir un chien de

d'un chien 1 1 > »

c„m S é. la morsure d un autre , estant enrage ,le faut purger, puis baigner. La purga-tion sera faicte, de casse, de scamonée,avec poudre de stafisagre, le tout des-trempé en huile d’olive , qu’on baillera àavaler au chien. Et le bain, de pure eauclaire , avec abondance de sel (à faute del’eau de la mer) qu’on mettra, pour ai-sance , dans une cuvette, et là plongeret laver le chien plusieurs fois le jour,Roigr.e. durant neuf ou dix. La roigne communedes chiens se guérit par les laver sou-vent et rudement avec la décoction deberles , d’enula campana , de lapace, deasfrodilles , y ad - joustant des cendresDartre,, et du savon. Les dartres sont bien plusdifficiles à guérir. Après avoir razé lepoil des lieux requis, iceux seront frottésavec du vinaigre et de la lexive avec dusel, si fort et tant, que le sang en sorte ;puis les dartres sont oinctes avec on-guent faict de deux livres huile de nois ,une livre huile de cade, autant de poixgemme, soulfre, vitriol, vert-de-gris,quatre onces de chacun ; litarge d’or,aluni de glace, de chacun deux onces ;le tout pulvérisé et incorporé, sera bouillien vinaigre jusques à la consistance d’on-Puhc, guent. Les pulces , poux , et vermi-

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mines. nés mourront, en lavant et trottant leschiens avec la décoction de lapace, berles,mente , et cendres de sarment ; passée àtravers d’un linge , y ayant ad-jousté dela poudre de stafisagre , du savon, et dusafïran.

Remèdes pour la Foulaille.

La pepie est la plus fréquente mala- Pe P ,t.die des poules communes , leur ostant lemanger et le boire. C’est un cartilage

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qui leur croist en la langue , par faute deboire , ou de boire eau non nette, ainsorde et puante. En arrachant tel carti-lage, la poule est deslivrée de mal j ceque la gouvernante de la volaille fera àpeu de peine, avec une esguille, et aprèslavera la langue et le bec avec de l’huile,dans lequel, au préallable , aura esca-ché une dausse d’ail : ou bien avec duvinaigre un peu chaud : la salive seule ,sert à ceci : servira aussi, d’achever deguérir ce mal, donnant à manger à lapoule de la graine de stafisagre , mesléeparmi le grain de son ordinaire, soir etmatin. Le ventre lasclie de la poule , rentrevuidant par trop , est resserré , lui faisant laschr 'boire du vin un peu chaud, dans lequelaurés bouilli des escorces de coin : ou misdedans , des cornes en poudre : aussi enleur donnant à manger de l’orge bouillien eau avec escoixe de grenade. Au con- corunpi.traire, est ouvert l’ayant constipé, parl’eau miellée qu’on leur fera boire. Lesjeunes poulets sont fort tourmentés decernai, auquel est remédié en les esplu-mant à l’entour du fondement, et ou-vrant icelui avec une plume, dont leventre est incontinent lasché. Le catarre catarre.ou fluxion qui tumbe aux poules, est unmal qui leur faict baisser la teste , et ter-nir la creste , leur causant aveuglement.

Le remède est, de traverser les nazeauxd’une plume, par telle ouverture se vui-dant la cause du mal. Et parce que telsmaux ne procèdent que de morfonde-ment, qui leur avient, ou pour avoir