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HUICTIESME LIEU
Veue.
Poux etvermines.
Lieu V ,
pîiap. ur.
beu eaux glacées , ou d’avoir couché àdescouvert, sera convenable de leur es-cliauffer leur boire , mesure en tempsde bruines , dont telle nuisible humiditésera corrigée. Et de leur laver les yeux ,avec jus de pourcelaine , sel ammoniac,meslés avec laict de femme; remède quileur fera fondre les petites peaux surcrois-sans dessus les yeux, desquelles la veueestarrestée, sans se donner peine de lesarracher avec une esguille, comme au-cuns font ; et servira aussi tel lavement,à guérir les inflammations des yeux. Lespoux, et vermines , emmaigrissent lespoules , sur tout les couveuses. Le re-mède est, de les plonger dans eau où l’onaura bouilli de la stafisagre : ou du eu-min : ou des lupins, l’amertume de telleschoses tuant ces nuisibles bestioles. Touteespèce de poulaille , indifféramment ,craint le serein ( exceptée ceste race depaon, qui n’a que faire de logis , natu-rellement couchant sur les arbres ; de la-quelle l’on ne se souciera , pour la pré-server de morfondement) ; aussi généra-lement on les en garentira, les faisantretraire, à l’approcher de la nuict, enleurs juscheoirs 3 comme semblables re-mèdes que dessus , seront employés sansdistinction d’espèce, aux poules d’inde ,oyes, canes , cygnes , puis que leursnaturels symbolisent ensemble presquesen toutes choses. Les d’indes ont ceci departiculier , que de craindre fort lesgouttes aux pieds, en leur première jeu-nesse 3 mal qui s’évite par bonne con-duicte, comme j’ai monstré. La curiositéde tenir nettement les poulaillers , lesperfumant au besoin, préserve toute lapoulaille de la pluspart de ses maladies 3Ct de les fermer et ouvrir à temps , du
ravage des fouines, bellètes, chats sau-vaiges , et autres besfes malingnes et deproie, qui y entrent la nuict, à la moin-dre ouverture qu’elles y treuvent 3 oùelles tuent tout , sans pardonner à au-cune poule. Touchant le renard , ce serala guerre ouverte , qui en deslivrera decraincte la poulaille; auquel l’on chas-sera et de jour ct de nuict, par diversmoyens , pour en dès - engeancer lacontrée (99).
CHAPITRE VIL
De la Chasse , et autres honnestesexercices du Gentil-homme .
Finalement ces discours nous ont Exercice,.conduit aux choses de plaisir, après avoirtraitté de celles de profit. La chasse n’estpourtant sans utilité, non plus que lamesnageric, sans délectation. Et commel’Agriculture regarde , principalement, àla nécessité du vivre des hommes , ayantpour accessoire, le contentement : ainsi,le but de la chasse, estant le joyeuxpasse-temps , est suivi de plusieurs com-modités. Comme, du moyen de la santé,venant du lever matin, de l’exercice, dela sobriété ; aussi, de façonner l’esprit,rendant l’homme, patient, discret, con-tinent, modeste, magnanime, hardi,ingénieux. L’article du fournir la table
O
de précieuses viandes, ne sera oublié : nicelui de la visite des terres, et la solici-tation au travail ; mesnage que tout-d’une-main l’on faict, allant et revenantde la chasse. De tels utiles plaisirs, jouirale gentil-homme des champs , sans des-