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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D’AGRICULTURE. 79 5

lition, le miel dans une parlie du suc tout ré-cent , et on en versera la liqueur bouillante dansle tonneau , ayant soin de la remuer avec un bâ-ton pour bien distribuer la liqueur miellée dansla masse. Cette substance augmente de beaucoupla quantité de liqueur spiritueuse. Quant à saqualité , M. Cadet - de - Vaux s’autorisoit dusuffrage d % Hell, comme d’un juge compétent,et dont l’opinion lui avoitété favorable.

Lorsque cette liqueur est vieille , on peut enfaire un marasquin agréable , en y infusant dusyrop de capillaire et de l’eau de fleurs d’o-range. Le tout étant bien proportionné et bienbattu ensemble, on n’imagineroit jamais que lekirsclien-vasser en fût la base. ( Voyage pitto-resque de la Suisse , par Laborde , in-fol. )

Feu M. Argand, dont le génie a inventé etperfectionné tant de secrets économiques , avoitétabli aux bords du lac Léman , près de Genève ,une distillerie en grand de kirsclien-vasser,préparé avec des soins particuliers , et qui étoitfort vanté ; mais son procédé n’est pas connu. Ilparoit que les produits en étoient exportés à l’é-tranger avec beaucoup d’avantage ; ce qui prouveque ce genre d’industrie peut être très-utile à laFrance , lorsqu’il ne sera plus concentré sur unpoint unique, et lorsque l’on saura construireles alambics et les fourneaux d’une manière plusparfaite et plus économique, dont on peut sefaire une idée dans l’article distillation du sup-plément au Cours d’Agriculture de Rozier, parM. Curaudeau (tome XI, page 485 ).

Hell nous apprend, en outre, que, depuisquelques années, on distille les cerises sans lesfaire fermenter. Cette eau de cerises douces estextraite des petites cerises des bois ; elle necontient rien de spiritueux : ce n’est que lapartie phlegmatique et aromatique de la cerise.Quoiqu’on la qualifie d’eau de cerises douces ,elle n’est cependant pas sucrée. On la boiroitpour de l’eau commune , si elle n’avoit pas l’o-deur du fruit. On la prend un peu tiède , chauf-fée au bain-marie , après y avoir fait dissoudredu-sucre candi, qu’on y' met en poudre , seule-ment un peu avant que d’en faire usage. Elleest très-agréable avec le thé , sur-tout avec lethé au lait. Il faut y mettre beaucoup de sucrepour qu’elle soit bonne. On lui attribue de

grandes vertus. On la regarde comme un baumesalutaire pour la poitrine , comme un calmant,comme le somnifère le plus innocent : on laprend sur-tout avec succès en se mettant au lit.

Je noterai , à ce sujet, qu’on distille aussidans les Isles , une eau-de-vie fort douce de lapulpe (pareille à celle des cerises) qui enve-loppe le café.

filais faut - il donc toujours des produitsdistillés? Quelques parfaits qu’ils puissent être ,l’alambic et le feu sont effrayans à plus d’unlitre. Ne pouvons-nous pas épargner le bois etle charbon ? Une estimable ménagère , fila-dame Gacon-Dufour , en offre le moyen dansson Recueil pratique d’Economie rurale et do-mestique {Paris , an XIII ( 1804), in-12,page 249, 2 e . édition).

Kirschen-vasser de ménage.

« Vous prenez des noyaux de cerises que vousconcassez; vous les jetez, avec les amandes,dans de l’eau-de-vie : vous les y laissez infuserjusqu’au temps où vous pourrez y ajouter desnoyaux d’abricots sans amandes. Vous laisserezencore infuser deux mois , puis vous filtrerez.

Cette espèce de kirscben - vasser, cpti res-semble , pour le goût, à celui qu’on achètefort cher, a la même propriété pour l’estomac.En le distillant, vous le rendrez limpide commele kirsclien-vasser ordinaire.

II 0 . De VÉpine-vinette (berberis vulgaris).

Iiurtin recommande le suc de l’épine-vinette ,pour remplacer le jus de citron, de limon, etautres. Il renvoie au mémoire du suédois An-karkrona (Collection académique, partie étran-gère , tome XI , page 4 ° 5 ).

On voit, dans ce mémoire, qu’on peut em-ployer utilement le suc de l’épine-vinette à lapréparation du punch : ce suc est moins acideque le citron, et n’est pas moins agréable.

On prend deux parties de suc d’épine-vinette ,deux de sucre, trois de vin de France , ou duRhin , ou d’arack, ou d’autre eau-de-vie, et sixparties d’eau.

L’éditeur de ce volume de la Collection aca-démique, dit qu’on en fera une préparation plusc de l’eau et du sucre.

simple et plus saine ,

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