DU THEATRE D’AGRICULTURE. 827
et d’en supprimer quelques-unes, parce qu’on nepeut pas faire sur cent hectares ce cju’on fait surmille : de là aussi la naissance des fatales jachè-res. La diminution des cultures, en réduisant lesressources, 11’a pas permis de donner à la terrece qui lui manquoit, et ce qu’une culture variéelui auroit fournie ; il a fallu la laisser reposer,l’attendre, et justifier un proverbe aussi vrai enagriculture qu’en finance : au gueux la besace.
Le fermage des terres , et sur-tout la courtedurée des baux , forment encore des obstaclesqui sont venus s’opposer invinciblement à l’a-mélioration de quelques grandes cultures , tellesque celle des bois, et l’éducation des bestiaux ,dont les produits pourraient être si avantageuse-ment employés dans l’exploitation rurale même;et le fermier est obligé d’acheter aujourd’hui cequi ne coûteroitau propriétaire aucun déboursé.
Mais aussi nous devons dire que si les cir-constances du temps où vivoit Olivier de Serres rendoient la nécessité de se suffire à soi-mêmeplus pressante , aujourd’hui la tranquillité dontnous jouissons, la facilité des transports, dela navigation , les progrès du commerce et desarts, en rendant les communications plus facileset moins dispendieuses , en mettantà la portée detous les produits des manufactures , ont donnéaux cultivateurs du midi et du nord les moyensde jouir réciproquement des fruits de leurscultures , en vendant leurs matières premières ,qu’on fabrique ailleurs , et en achetant des ob-jets manufacturés qui leur sont utiles , et quesouventils ne trouveraient chez eux, ni au mêmeprix , ni aussi bien fabriqués.
Suivons donc les préceptes de notre auteur ,tirons parti de tout, que notre exploitation suf-fise à nos besoins et au-delà , nous aurons alorsdu superflu à vendre , et avec ce superflu nousaurons de quoi acheter ce que nous appelonsaujourd’hui le nécessaire. (Jd.)
périence journalière prouve cjue les alambics faitsavec le cuivre et l’étain sont employés avec avan-tage par les pharmaciens et les distillateurs ,qu’ils sont plus solides que ceux faits avec leverre , qu’ils durent plus long-temps , et queles eaux distillées qu’on y prépare réunissent lesqualités qu’on peut désirer, sur-tout lorsqu’ona jj ri s toutes les précautions que l’art de la dis-tillation indique. A la vérité il y a certaines li-queurs distillées pour lesquelles les alambics demétal ne conviennent pas , telles sont celles quisont acides , comme le vinaigre ; dans ce cas ilest indispensable d’avoir recours aux alambicsde verre, de grès, de faïance , ou de porcelaine.
Au reste, les alambics de cuivre et d’étain nepeuvent jamais être employés que dans les casoù , pour obtenir le produit distillé, on n’a be-soin que d’un degré de chaleur qui n’excède pascelui de l’eau bouillante ; autrement on détrui-rait ces vaisseaux , ou au moins on les altéreraitpromptement, et bientôt on les mettrait horsd’état de servir. Enfin, on ne doit pas oublierde dire que les alambics de cuivre doivent tou-jours être étamés. {De.)
(y 5 ) La manière de construire les fourneaux Page 670,destinés à recevoir les alambics exige bien des ir ’
précautions , sans lesquelles les matières com-bustibles qu’ils reçoivent, ou brûlent trop len-tement, ou brûlent trop vite, ou donnent de lafumée : dans ces trois cas, les distillations sefont mal , et les produits sont toujours de mau-vaise qualité. Pour qu’un fourneau soit bon ,il faut qu’il soit construit de manière que toutle calorique qui se dégage des matières en com-bustion soit utilisé , et qu’il soit sur-tout di-rigé vers la partie du fond de l’alambic ; par cemoyen , on économise le combustible , 011 gagnedu temps , et les distillations se font plus promp-tement. L’art de construire les fourneaux des-tinés à recevoir des chaudières , des alambics ,et autres vaisseaux semblables ou analogues ,
CHAPITRE IV.
est porté à un degré de perfection véritablementremarquable. Nous ne saurions donc trop enga-
Page 669, (7 4 ) C’est à tort que l’auteur prétend qu’il
ligne"^ ^' au *' P rosci 'i re l es métaux pour faire des alam-
| birs , que le verre et les terres vitrées peuvent
seuls servir pour ces sortes d’instrumens. L’ex-
ger nos lecteurs à consulter les ouvrages quitraitent de cet objet important. {De. )
(761 La distillation per descensum est défec- r "â e
' . 1 r rr entonne II,
tueuse sous tous les rapports. En effet, non ligne n.
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