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Tome II. IIe. Partie.
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828 I-IUICTIESME LIEU

(80) Ceux de nos lecteurs qui désireront des Page 6 7 5 ,renseignemens plus détaillés et plus exacts sur J”/”™ r/ 'les matières qui font l’objet de ce chapitre , nepourront consulter de meilleur guide que lesSiemens de Pharmacie , théorique et pratique ,par A. Baume ) huitième édition. Paris , 1797,

2 vol. in-8°. , avec figures, (dd. )

seulement on ne peut s’en servir que pour cer-taines matières, mais même encore il faut qu’ellessoient en petite quantité. D’ailleurs , les produitsqu’elle fournit sont toujours altérés , et parconséquent si différens de ceux qu’on obtientavec l’alambic ordinaire qu’il est impossible dene pas prononcer sur la nécessité de la pros-crire ; aussi 11’est-elle plus usitée , et lorsqu’onen parle, c’est toujours pour faire voir ses in-convéniens, et prouver combien il est avanta-geux de la remplacer par celle qui se fait avecnos appareils distillaloires ordinaires. ( 1 )æ .)

(77) Il est inutile d’insister long-temps pourprouver combien est défectueuse et incomplètela distillation faite au soleil. Il suffira de direque la chaleur de cet astre 11’étant jamais assezforte et d’assez longue durée pour séparer toutesles parties volatiles qu’on voudroit se procurer ,on n’obtient jamais que de très-petites quantitésde produits , et que ces produits sont toujoursinférieurs en qualité à ceux que fournit la dis-tillation au bain-marie, opérée à l’aide des alam-bics qui sont employés aujourd’hui dans les la-boratoires.

(78) Olivier de Serres se trompe évidemmentici sur la plante qu’il appelle calendula. Le mille-pertuis est 1 'hypericum ; et la calendula est lesouci , soit celui des vignes ( calendula arven-sis) , soit celui des boutiques ( calendula offici-nalis). Au reste, les huiles qu’on prépare avecl’une ou l’autre de ces plantes ne sont pas plusd’usage aujourd’hui que les plantes elles-mêmes;et la plupart de ces huiles , dont celle d’olive faitla base , n’ont pas plus de vertus que cette der-nière : ces vertus sont même souvent altérées parla chaleur qu’elles subissent dans l’opération ,chaleur qui, en en accélérant i’oxigénation oula rancidité, leur donne des qualités opposéesà celles qu’elles avoient auparavant. ( H .)

(79) Le procédé c\\v Olivier de Serres indiqueici pour faire le miel ros.it doit être rejeté pourlui en substituer un plus sur et plus convenable ,qui consiste à faire une très - forte infusion deroses , et à ajouter deux parties de miel sur unede l’infusion fi'trée. On fait cuire ensuite le mé-lange à une douce chaleur, jusqu’à consistancede sirop. {De.)

CHAPITRE Y.

(81) Toute cette partie de l’ouvrage d 'Olivier idem,de Serres qui traite des médicainens est telle- , ‘£ n ' 9 'ment au-dessous des connoissances actuelles ,qu’on ne sauroit en recommander la lecture àpersonne ; elle est tellement au-dessous du restede l’ouvrage, que , pour la réputation de ce cé-lèbre agriculteur , nous aurions peut-être dû lasupprimer : elle est même tellement vicieuse ,qu’il est impossible , qu’en aucun temps , ellen’ait pas fait plus de mal que de bien. Ses listesde drogues , souvent inertes, bizarrement assem-blées, et entre lesquelles on 11’aperçoit souventaucuns rapports naturels, renferment , sansdoute , quelques médicamens doués de proprié-tés plus ou moins actives, et qui peuvent êtred’une utilité réelle entre les mains de ceux quisavent les employer à propos ; mais c’est ici quegît la difficulté : car , pour tirer parti de ces re-mèdes , il ne suffit pas de lesconnoitre par leursnoms , et de savoir quels sont les ingrédiens quiles composent, le plus important est de pouvoirdéterminer le cas où il convient de les appli-quer ; or c’est ce dont il est impossible de donnerune idée tant soit peu distincte , à celui qui neconnoit pas la structure du corps humain , lemécanisme de ses fonctions pendant l’état desanté, et les causes générales qui interrompentces fonctions. En vain l’auteur , se conformantau langage des médecins de son temps , a-t-ilsoin , à chaque article, de distinguer les ma-ladies qui proviennent de causes chaudes , decelles qui reconnoissent des causes froides ;celles cpii viennent du phlegine , de celles quisont occasionnées par la bile : la plupart de seslecteurs seront fort embarrassés , lorsque , dansun cas donné , il faudra ranger, dans l’une oudans l’autre de ces divisions , le mal qu’il s’agira