des Comètes. 89
célèbre Académicien de Pétersbourg, après avoir inutilement
tenté de repréíenter j es observations de cette Comète par
une orbite parabolique , a réussi à les accorder avec une
orbite elliptique; cette orbite eít la septième de la Table
générale : il faut y ajouter que le demi-grand axe eít
3,1478606, & par conséquent la révolution périodique
de «j, s 8 s M > ou d'environ cinq ans sept mois. Cependant, Ac.S c .j 77 t;,
a la premiere nouvelle que j ai eue de ce mu fiat, je me
suis récrié lur cette courte durée, & je n’ai probablement
pas été le seul. «Comment, a-1-on dit , íe peut-il faire
qu’une Comète qui revient à nous tous les cinq ans &. «
demi, ait été observée pour la première fois en 1770 ! »
Mais enfin les calculs de M. Lexelí font décisifs; il en acomparé les résultats avec toutes les observations de M. Messies: IbM.p. C40,mettant à part les observations, ou plutôt les estimes des30 Juin, i. cr & 3 Juillet, il relie quatre-vingt-douzecomparaisons, fur Jelquelles il en est quatre-vingt-quatre oùla différence entre le calcul & l’oblèrvation n’atteint pasune minute & demie; & des huit autres, il en eíl plusieursoù la différence, aíièz petite d ailleurs, peut être attribuée àì’imperfection de l’oblervation. Sans me défier en aucunemanière de la précision & de l’exactitude des calculs deM. Lexell, j’ai eu la curiosité de calculer aussi les mouve-mens de cette Comète dans une orbite elliptique ; j’ai choisipour cela les observations faites par M. Melsier, les 1 5 Juin,
19 Août & 2 Octobre, & j’ai trouvé l’orbite qui cil lahuitième de la Table : elle diffère asièz peu de celle deM.. Lexell. Quant au demi - grand axe , il ne íe trouveclans notre théorie que de 3,0889149 » & L révolutionpériodique de 5,4288625 , ou de cinq ans cent cinquante-íix jours deux tiers; c’eíl encore cinquante -íèpt jours demoins que n’a trouvé M. Lexell. Revenons à fa théorie.
Ií eít donc certain qu’une orbite de nature à être parcourueen cinq ans & demi, satisfait aux observations : M. Lexelíprouve qu’une période de plus longue durée introduiroitdans les observations déplus grandes erreurs. II conclut doncTome 11 , M